Après un bref suspens, Zinédine Zidane a décidé de mettre un terme à sa carrière internationale. C'est une légende vivante qui quitte les Bleus : il aura illuminé le jeu des Bleus dix ans durant. Nous avons tous grandi et vibré bleu grâce à Zizou.
Zizou était l?âme de l?Equipe de France. A coups d?exploits, il l?avait menée sur le toit du Monde puis de l?Europe. Chose impensable, il était devenu l?égal de Platini. Aujourd?hui, avec sa retraite internationale, c?est une page glorieuse de l?histoire de l?équipe de France et même du football, qui se tourne. Une page qui s?était ouverte en août 1994?
Des débuts fracassants à un Euro 96 timide... Eblouissants : ses débuts en Equipe de France auront été à l?image de ses prestations tout au long de sa carrière en bleu. Première sélection contre la République Tchèque en août 1994 et déjà Zizou Zorro frappait. Menée 2 à zéro à domicile, l?Equipe de France revenait miraculeusement au score en toute fin de partie grâce à un jeun prodige auteur d?un doublé pour sa première cape. Rentré en jeu à une vingtaine de minutes de la fin, Zidane avait déjà marqué les Bleu de toute sa classe. Pourtant, son ascension fut loin d?être aussi fulgurante qu?on veut bien le dire parfois. Zidane à ses débuts, c?est aussi le stratège qui avait tant de mal à animer le jeu des bleus à l?aube de l?Euro 96. Pour sûr, le joueur avait du talent, mais l?exprimer sur le terrain est une autre histoire. Zidane passa même complètement au travers de l?Euro 96. Défendu becs et ongles par Jacquet, il était invisible sur le terrain : les spectres de Eric « The King » Cantona et Ginola planaient sur les pelouses de la perfide Albion? Mais, déjà à l?époque, Mémé-le-décrié le maintenait contre vents et marré et fermait la porte à Cantona et Ginola pour qu?ils ne fassent pas de l?ombre au prodige et l?empêchent de s?exprimer.
Juillet 1998 : et Zidane se révéla au Monde Bien vu, puisque ce maintien de Zidane à tout prix sur le terrain allait payer. Aimé Jacquet allait même jusqu?à sélectionner l?ami bordelais, conspué par la France entière, Dugarry, qui, en guise de remerciement, inscrivait le premier but des Bleus au Mondial 98. A vrai dire, même son expulsion contre l?Arabie Saoudite ne suffit pas à ternir la Coupe du Monde de Zizou, sa Coupe du Monde. Meneur irrésistible tout au long de la compétition, il allait propulser les Bleus sur le toit du monde ce 12 juillet 98 grâce à deux coups de tête entrés dans l?Histoire. En quête de cet exploit qui marque les esprits, Zidane s?affirmait ce soir-là comme l?égal des plus grands.
L?idylle avec l?équipe de France allait dès lors se poursuivre et à chaque match, Zizou se montrait de plus en plus rayonnant. Avec Laurent Blanc et Deschamps, il était l?équipe de France. Le patron du jeu, un meneur génial dont les roulettes, sa marque de fabrique, faisaient tourner la tête tant des supportes de Bleus que de ses adversaires. Euphorique, l?Equipe de France réalisait un doublé inédit en remportant dans la foulée l?Euro 2000. Zidane avait encore été plus éblouissant qu?à la Coupe du Monde. Et tant pis si Figo obtenait le Ballon d?Or : Zizou était bel et bien le meilleur joueur du Monde, de ceux qui marquent une époque.
Zidane surnage, les Bleus sombrent Hélas, l?idylle entre Zidane et les Bleus allait à nouveau traverser une période agitée. C?était un Zidane fatigué (et peu motivé ?) qui désormais était à la baguette des Bleus. Où était passé le chef d?orchestre qui donnait le la en Equipe de France ? Heureusement revigoré à l?orée de la funeste Coupe du Monde 2002, une blessure allait pourtant l?écarter de la compétition. Mais, même blessé, Zidane restait indispensable. Dans un sursaut de bravoure, il tentait bien de venir en aide aux siens contre le Danemark. Las, Zidane, ou plutôt son ombre, ne pouvait rien, et les Bleus rentraient à la maison dès le premier tour?
Depuis, même si Zidane restait le meneur attitré des Bleus, ses gris-gris époustouflants ne masquaient pas son moindre brio à mener le jeu des Bleus. Une nouvelle fois, à l?aube de l?Euro 2004, Zidane avait cependant retrouvé des couleurs. Décisif contre l?Ukraine, il nous offrait ensuite, dans cet Euro, 2 des plus belles minutes de notre vie de footballeur. Menés 1 à 0 par l'Angleterre (sacrilège !) dans les arrêts de jeu, la défaite semblait imminente pour les Bleus. Mais Zorro Zidane sortait de sa boîte et de 2 coups de patte magiques faisait chavirer la France de bonheur. Toujours influent contre la Croatie, Zidane était ensuite positionné plus haut contre la Suisse et la Grèce, pour le plus grand malheur des bleus. Ces 2 matches en retrait de son meneur menaient l?équipe de France à sa perte.
A 32 ans, Zidane n?envisageait peut-être pas la retraite. Mais nul doute que le départ de « sa » génération a pesé lourd dans sa décision, et notamment le retrait de son ami de toujours Lizarazu. Toujours plus meneur sur le terrain que dans l?âme, Zidane ne se sentait pas de devenir « un relais » pour la jeune génération. Qui pourra le lui reprocher , à lui qui a tout donné ?
Zidane rejoint Platini et Kopa au panthéon des Bleus Rayonnant et envoûtant sur le terrain, gentil et serviable en dehors, les superlatifs manquent pour qualifier ce joueur de génie. Véritable âme des Bleus, Zidane ne peut, inévitablement, qu?être comparé à celui qu?on pensait incomparable, Michel Platini. Les 2 hommes ont en commun d?avoir été les stratèges des Bleus et d?avoir su les transcender dans les moments décisifs. Sitôt le ballon dans les pieds, tout pouvait arriver : le jeu de l?Equipe de France s?illuminait . Avec eux, et c?est bien la marque des grands joueurs, le football semblait si simple. Michel Platini à coups de buts décisifs porta les Bleus jusqu?à la victoire à l?Euro 84, Zizou de 2 coups de tête rageurs offrit sur un plateau d?argent la Coupe du Monde 98 à la France. Mais la comparaison s?arrête là. Si Michel Platini brillait en Equipe de France, Zidane faisait lui, avant tout, briller ses coéquipiers. Platini était, en même temps que le meneur, le buteur des Bleus, Zidane en a été le passeur. Michel était le leader de sa génération, sur et en dehors du terrain. Zidane réservait ses exploits pour le rectangle vert. Finalement, Zidane était sans doute plus Kopa que Platini. Zidane, Kopa, Platini, la France tient bien là ses 3 Napoléons du football, les hommes qui lui auront permis, chacun à leur époque, de faire trembler l?Europe et le Monde jusqu?à l?apothéose de 98 et 2000. Chapeau Monsieur Zizou et, surtout, merci.
22/12/2006
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Edito
Chers net surfers,
La polémique fait rage, quel petite boule ronde fera fureur cette année? La probématique est simple, celle qui fera 750 quelques menus millions d'euros en France l'an prochain avec des écervelés athlètes uniquement vêtus d'autocollants publicitaires qui courent derrière, ou bien plus conventionnellement, celle jaune sur fond bleu, qui prend claque sur claque? Pas n'importe quelles claques, des maouss à 230km/h. Le petit ballon canard, le marginal, le seul de la famille à avoir été bercé dans une couveuse ovale, qui fera la fête tout ce mois-ci pourrait bien figurer aussi... Petite mais costaud, la cadette au coeur de pierre qui mange des baffes à coup de bois 2 ou de Fer 7 a sa place aussi. Et je laisserais le mot de la fin à notre puncheur vénéré Zimzine Zimdamne national pour un remake des pubs Canal -...
Eh oui, c'est la reprise...
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