Les Bleus évitent le piège lituanien
le 26/03/2007 - par Sylvain Il n'y a pas de commentaire, soyez le premier à réagir !Après la défaite en Ecosse en 2006, et celle face à l’Argentine en février, l’équipe de France avait fort à faire face à une formation lituanienne habituée aux coups d’éclat contre les grandes nations. Le piège a été cependant évité, non sans mal.
Des Bleus brouillons et fébriles
Dans l'enfer de Kaunas, les joueurs de Raymond Domenech s'attendaient à tous les scénarii possibles et imaginables. En effet, nombres de grandes équipes se sont cassé les dents en Lituanie, et la France, bousculée au Stade de France par l'Argentine, ne devait pas faire exception à la règle.
Dans une ambiance de derby sicilien entre Cagliari et Palerme, les Bleus ont du faire face à trois adversaires plutôt qu'un seul. Tout d'abord, les Lituaniens c'est normal, qui sont une équipe certes de niveau amateur, mais qui ont le mérité d'avoir décroché un nul en Italie face aux champions du monde (1-1). D'autre part, ils avaient à faire aux supporters locaux, très hostiles et qui se sont illustrés bien malheureusement en déployant une banderole raciste avant et pendant le match. Belle mentalité... (soupirs). Enfin, les français devaient lutter contre les conditions climatiques, digne d'un hiver russe. La température sur le terrain la veille du match avoisinait les -8° et le sol était dégelé depuis peu. Le traquenard semblait évident et les bleus n'ont d'ailleurs pas réussi à développer leur jeu et à bousculer véritablement cette équipe balte.

Un manque d'audace constaté notamment dans l'organisation de départ avec un 4-3-3 certes offensif en théorie, mais qui avec Toulalan (Lyon), Makélélé et Lassana Diarra (Chelsea), ne disposait d'aucun créateur au milieu capable d'organiser l'attaque. Malouda et Govou n'ont donc pas pu assumer leurs rôles de dynamiteurs et se sont contentés de soutenir Anelka, seul en pointe. En défense, le constat est le même. Elle a été hésitante face pourtant à une équipe faible techniquement et athlétiquement. Hésitant semble même être un mot élogieux tant Coupet, incontestable n°1 désormais a été mis à contribution. La palme revenant à un arrêt à la suite de l'ouverture du score d'Anelka, où il repousse sur la ligne une tête lituanienne.
Anelka et Sagnol reviennent à temps
Dans un match cadenassé et rendu difficile par la piètre qualité de la pelouse, les joueurs de l'équipe de France ont cependant réussi à se créer quelques occasions, rares mais franches. Après une première période pauvre en occasions bleues, la seconde mi-temps a été plus animée. Cela notamment grâce aux deux hommes du match côté français, Nicolas Anelka et Willy Sagnol. Le premier inscrivant le seul et unique but de la rencontre sur un exploit personnel des 25 mètres. Le deuxième servant de déclencheur à de nombreuses attaques menées sur le côté droit et répondant systématiquement présent en défense. On retiendra notamment de sa part ce sauvetage dans les arrêts de jeu de la première mi-temps où le latéral du Bayern Munich s'est jeté in extremis pour contrer un tir lituanien au point de penalty.

Si la France n'a pas été flamboyante loin de là, Raymond Domenech, qui peut par ailleurs être satisfait du lancement de Lassana Diarra dans le grand bain, peut s'estimer heureux de bénéficier d'individualités sûres quand le collectif flanche quelque peu. La réception de l'Ukraine et de la Géorgie en juin pour le compte de ces mêmes éliminatoires de l'Euro 2008 devra cependant être mieux négociée.
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