De la médiocrité à l'excellence, il n'y a souvent qu'un pas, que l'Olympique Lyonnais franchit allégrement cette saison, dans un sens comme dans l'autre. Explications.
Il y a un premier OL, solide et inspiré. Devant un Coupet décisif, l'axe central Edmilson-Caçapa, alliant maîtrise technique et puissance physique, s'avère infranchissable. Et le milieu de terrain, composé de 2 ou 3 milieux offensifs, n' a rien à envier à la défense. Il est quant à lui articulé autour du travailleur de l'ombre Violeau et du meneur international Carrière. Il est souvent complété par le très efficace Juninho, redoutable passeur et tireur de coups de pieds arrêtés, et le brillant Dhorasoo voire par l'athlétique Diarra. Aux avants postes enfin, la paire Anderson-Govou, vive et efficace, est on ne peut plus complémentaire. Le tout est suppléé par un banc d'un rare niveau : s'y côtoient Vairelles, Luyindula, Née? Cet OL-là, au jeu bien léché, s'impose et en impose. Il va gagner avec brio à San Siro, asphyxie Sedan 6-1, Bastia 4-1 ou Rosenborg 5-0. A l'extérieur, il domine sans partage Nantes, l'Ajax, Troyes ou Guingamp mais? seulement une mi-temps durant.
Et c?est là qu?arrive le deuxième OL, fébrile et emprunté. Le bel équilibre de Paul Le Guen vole alors en éclats, miné par les faillites individuelles et les difficultés du collectif. Edmilson, trop entreprenant, multiplie les pertes de balle. Caçapa, s'il n'est pas à 100% physiquement, passe lui aussi au travers. Ajoutez à cela un Carrière peu inspiré, un Diarra qui d'accrocheur devient agressif et une attaque jamais servie dans de bonnes conditions et Lyon prend 2 buts contre l'Ajax, sombre contre Monaco 1-3? Une constante au niveau tactique dans la plupart de ces revers : le système à 3 milieux offensifs, qui se retrouve alors sur le banc des accusés.
Le club rhodanien est-il condamné, au gré de la forme de ces joueurs, à présenter 2 visages ? Le milieu de terrain à 3 milieux offensifs est certes séduisant mais met le collectif en difficulté face aux équipes de niveau européen. En revanche, il est d'une rare efficacité, et notamment à domicile, contre les équipes réputées plus faibles ou repliées en défense : l'OL n'est pas pour rien la meilleure attaque de L1 et de son groupe de C1. Mais un repositionnement tactique n'explique pas tout. Le Guen, comme Santini avant lui, ne peut rien faire face aux carences à certains postes et aux méformes de plusieurs de ces cadres.
Ainsi, le poste d'arrière droit n'a toujours pas trouvé preneur. Chanelet n'a sans doute pas le niveau et Deflandre est loin du sien, d'où l'essai de Müller à cette place. A gauche, Bréchet semble de moins en moins à l'aise. Il est appelé à jouer défenseur central, poste qu'il occupait brillamment en sélection Espoirs. Quant à Delmotte, il reste plus un joker qu'un titulaire. Le jeune Montoya ne tardera certainement pas à avoir sa chance, mais est peut-être un peu tendre pour la Ligue des Champions. Enfin, le banc risque d'être un peu juste en milieu offensif si l'OL persiste à aligner 3 meneurs de jeu.
Tout aussi handicapant, que faire devant l'irrégularité d'Edmilson et de Carrière notamment ? Le Brésilien est potentiellement un joueur d'exception, sans commune mesure avec ses coéquipiers et remplaçants potentiels. Qui plus est, il est l'unique libero de l'OL, quand Laville, Caçapa et Müller sont des stoppeurs. Quant à Carrière, s'il est parfois transparent, en revanche, dans un bon jour, il est décisif, tant comme passeur que comme buteur. Indispensables à l'équipe, ces deux joueurs-clés sont ainsi des baromètres pour l'OL.
Dés lors, pour Paul Le Guen, il s'agit de les utiliser à bon escient, par exemple en laissant plus de liberté à Edmilson et en plaçant Carrière en milieu relayeur comme à Nantes ? Si l'entraîneur lyonnais trouve la solution à leur positionnement et arrive à adapter le système de l'OL à l'adversaire, il aura sans doute résolu l'énigme OL. Alors, il sera difficile d'entraver la marche en avant du club lyonnais.
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Edito
Chers net surfers,
La polémique fait rage, quel petite boule ronde fera fureur cette année? La probématique est simple, celle qui fera 750 quelques menus millions d'euros en France l'an prochain avec des écervelés athlètes uniquement vêtus d'autocollants publicitaires qui courent derrière, ou bien plus conventionnellement, celle jaune sur fond bleu, qui prend claque sur claque? Pas n'importe quelles claques, des maouss à 230km/h. Le petit ballon canard, le marginal, le seul de la famille à avoir été bercé dans une couveuse ovale, qui fera la fête tout ce mois-ci pourrait bien figurer aussi... Petite mais costaud, la cadette au coeur de pierre qui mange des baffes à coup de bois 2 ou de Fer 7 a sa place aussi. Et je laisserais le mot de la fin à notre puncheur vénéré Zimzine Zimdamne national pour un remake des pubs Canal -...
Eh oui, c'est la reprise...
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