Des défaites qui s'enchaînent, des problèmes internes. Le PSG retombe dans ses travers des saisons précédentes...
Les années se suivent et se ressemblent au Paris Saint Germain. Une fois encore, le mois de Novembre aura été fatal au club de la capitale, aujourd?hui victime de sa traditionnelle crise pré-hivernale. De quoi décourager ses plus fervents supporters de passer un jour Noël avec l?espoir de voir leur club décrocher le titre de champion de France.
Une fois encore, la machine parisienne s?est enrayée au beau milieu de l?automne, ce après une première partie de championnat plutôt encourageante. Car le PSG a cultivé l?espace de quelques mois l?illusion qu?il était un candidat sérieux au titre, alignant les bonnes performances comme il ne l?avait plus fait depuis longtemps. Régulier à l?extérieur, brillant à domicile, dans une enceinte qui ne lui avait guère réussi la saison passée, le club parisien s?était même trouvé un buteur maison en la personne de Martin Cardetti. Derrière, la défense emmenée par Pochetino et Heinze montait la garde devant un Lionel Leitizi en grande forme. Si le PSG prenait plus de buts que l?année dernière, il en marquait aussi beaucoup plus, avec à la clé des cartons contre Guingamp (5-0), Strasbourg et surtout Marseille (3-0). Ce succès éclatant contre l?ennemi de toujours allait marquer la fin de la bonne série parisienne et le début des ennuis du côté du Camp des Loges. Par deux fois ensuite, le PSG allait laisser filer l?occasion de se hisser en tête du championnat, contre Sedan (1-3) et surtout à domicile, contre Sochaux (1-1), match où les occasions manquées doivent laisser un goût amer à Luis Fernandez.
Un Luis Fernandez aujourd?hui sur la sellette, dont le coaching est au c?ur de la tourmente. Chacun y va de son grain de sel, fustigeant l?entraîneur parisien, lui reprochant ses multiples changements jugés inopportuns. Si certains de ses choix sont plus que contestables, comme la décision d?aligner Ronaldinho en pointe alors que le magicien brésilien lui-même dit s?épanouir en meneur de jeu, Luis cristallise la ranc?ur collective. Jusqu?à en oublier que c?est lui qui, en début de saison, a donné sa chance à Martin Cardetti, qui s?est avéré si précieux par la suite. Luis tente, essaie, fouine, combine à la manière d?un alchimiste à la recherche de la formule magique. Mais le football moderne ne tolère guère les errances de l?expérimentation et les états d?âmes du chercheur. Pas plus que les dirigeants de Canal +, à la recherche de gros sous pour ficeler un budget parisien des plus onéreux.
Autre problème, sans doute à l?origine de la débâcle parisienne, les départs répétés de ses vedettes pour rejoindre les sélections nationales. Les Ronaldinho et autres Pochetino ne peuvent que laisser des forces dans des déplacements à l?autre bout du monde, souvent préjudiciables aux performances de leur équipe. A cela s?ajoute les blessés, victimes du rythme parfois effréné du calendrier, qui viennent garnir l?infirmerie parisienne au plus mauvais moment, parmi lesquels Ogbeche, Paulo Cesar ou Aloiso. Autant d?éléments qui compliquent l?équation pour Luis Fernandez, qui, tant bien que mal, tente de retenir ses internationaux, au risque de se faire entendre dire qu?il joue avec le feu avec Ronaldinho.
Mais le plus saisissant dans tout cela est bien la fragilité psychologique du groupe parisien. En témoigne le manque de confiance d?un joueur comme André Luiz, conspué lors de sa prestation au Parc face à Sochaux. Un phénomène qui incite Luis Fernandez à ménager le Brésilien à domicile pour le faire évoluer loin des bases parisiennes. Car le public parisien n?est pas toujours tendre avec les siens. Des louanges aux critiques acerbes, il n?y a qu?un pas. De quoi faire douter une équipe qui a souvent côtoyé les sommets avant de s?effondrer brusquement. Il paraît que cette maladie à pour nom le syndrome Rosenborg, fléau apparu un jour de novembre 1997. Comme la grippe, il vient de toucher le PSG, à l?orée de l?hiver. Et le malaise est tel que c?est à huit clos, à Chantilly, loin du tumulte de la capitale, que Luis Fernandez et son groupe ont préparé la rencontre de mercredi, contre Lyon.
La crise du PSG ne saurait se résumer à l?incapacité de son entraîneur, elle est l?illustration de l?exigence requise par le football moderne. En témoignent les difficultés rencontrées par deux autres grosses cylindrées du championnat, Bordeaux et Lens qui, ironie du sort, suivent directement le Paris Saint Germain au classement de la Ligue 1. Quand, dans le trio de tête se retrouvent Nice et Guingamp, deux équipes bien loin de se soucier de la forme de leurs vedettes internationales?
11/12/2002
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Edito
Chers net surfers,
La polémique fait rage, quel petite boule ronde fera fureur cette année? La probématique est simple, celle qui fera 750 quelques menus millions d'euros en France l'an prochain avec des écervelés athlètes uniquement vêtus d'autocollants publicitaires qui courent derrière, ou bien plus conventionnellement, celle jaune sur fond bleu, qui prend claque sur claque? Pas n'importe quelles claques, des maouss à 230km/h. Le petit ballon canard, le marginal, le seul de la famille à avoir été bercé dans une couveuse ovale, qui fera la fête tout ce mois-ci pourrait bien figurer aussi... Petite mais costaud, la cadette au coeur de pierre qui mange des baffes à coup de bois 2 ou de Fer 7 a sa place aussi. Et je laisserais le mot de la fin à notre puncheur vénéré Zimzine Zimdamne national pour un remake des pubs Canal -...
Eh oui, c'est la reprise...
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