Nice : un petit chez les Grands
le 11/12/2002 - par Julien Leprieur Il n'y a pas de commentaire, soyez le premier à réagir !L'équipe azuréenne fait mentir tous les pronostics en restant accrochée à la tête de la Ligue 1. Retour sur un début de saison exceptionnel.
Le championnat français commence à connaître le refrain: "l'argent ne fait pas le bonheur". Après Sedan, Troyes et Lille les saisons précédentes, c'est au tour de l'OGC Nice de faire sensation dans la toute nouvelle Ligue 1. Tout comme ses prédécesseurs, l'équipe azuréenne n'affiche pas un talent exceptionnel, mais met en avant les qualités des "petits": rigueur, solidarité et confiance en soi. Pourtant, l'épopée niçoise est bien plus qu'une simple aventure banale dans notre championnat. Petit retour en arrière. Nous sommes au mois de juillet 2002. En raison de problèmes financiers, l'OGC Nice se voit refuser son accession en Ligue 1 qu'elle avait brillamment mérité sur le terrain. Pire encore la DNCG la relègue en division National. C'est finalement le RC Lens qui permet à Nice de retrouver sa place due en ligue 1 en achetant deux jeunes du centre de formation. Mais le suspense ne s'arrête pas là, Nice doit maintenant trouver des bons joueurs? mais pas trop chers! Ses joueurs vont arriver par l'intermédiaire de prêts (Abardonado, Diawara, Bigné?). A peine l'équipe formée, le championnat commence? par une défaite à domicile contre un concurrent direct au maintien, Le Havre (1-2). On se dit alors que Nice ne va pas faire long feu dans cette ligue 1. Six mois plus tard, Nice est leader du championnat et est en très bonne position pour conquérir le titre honorifique de champion d'automne.
Plusieurs facteurs entrent en compte dans cette réussite. Le premier est sans doute la solidarité et l'envie de jouer que dégage cette équipe. De nombreux joueurs ont à c?ur de démontrer qu'ils méritent mieux que le sort que leur ancien club leur a réservé. C'est le cas de Bigné, Diawara ou encore Abardonado. L'équipe a également été renforcée par d'anciens du club qui avaient à c?ur de mouiller le maillot (Roy ou Grégorini par exemple), sans oublier les jeunes espoirs qui explosent (Varrault, Pamarot?) et des leaders charismatiques (José Cobos).
Ajoutez à tout cela un entraîneur expérimenté, Gernot Rohr, et une folle envie de prouver que l'équipe n'est pas là par hasard et vous obtenez une formation qui terrorise tous les cadors du championnat, qui une nouvelle fois ne sont pas au rendez-vous. Voilà une autre explication du succès niçois, la faiblesse de notre Ligue 1 et particulièrement des gros budgets, incapables de faire preuve de régularité.
Cela signifie-t-il que Nice peut aller au bout? Il semble que cela dépende de la réaction des grosses cylindrées. Si Lyon, à l'image de la saison dernière passe la vitesse supérieure, l'équipe niçoise aura sûrement du mal à suivre. Elle a en effet montré quelques faiblesses, notamment en l'absence de ses cadres. Un banc de touche limité, une fatigue qui s'accumule à cause d'une préparation d'avant saison tronquée et une pression grandissante au fil des matchs pourraient avoir raison des bons résultats niçois. Néanmoins ces questions reviennent avant chaque journée et le bilan est toujours le même : Nice sourit, les favoris déchantent. Alors sait-on jamais?
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