Course à la performance, célébrité, argent : tout pousse les sportifs à se doper, et ils ne s'en privent pas. Le sport "propre" n'existe pas.
Quel point commun ont l'équipe cycliste Kelme, le club de football de la Juventus de Turin et les athlètes chinoises ? Le dopage bien sûr. Le dopage généralisé, le dopage sans vergogne, le dopage-roi.
Aujourd'hui, face au sport-spectacle actuel, la tendance est à mythifier le sport d'autrefois, celui des performances pures et des valeureux pionniers du sport. Le sport était alors authentique et les passionnés regardent les clichés noirs et blancs avec nostalgie. Mais ne nous leurrons : simplement le dopage était comme le sport d'antan à savoir amateur voire artisanal. Qui n'a jamais entendu parler de la "dopette" en cyclisme au temps glorieux des Bobet puis Anquetil, Merckx ? Ce dopage, dont on parle aujourd'hui avec nostalgie comme s'il existait un "gentil" dopage, n'en était pas moins bien réel.
Le dopage, système organisé Seulement, au XXIème siècle, le dopage a été érigé en système. Finis les conseils du médecin de l'équipe. Aujourd'hui les équipes ont des chercheurs et un staff médical pour mettre en place le dopage. Mieux, ils ont aussi sous la main des champions et des cobayes, consentants, inconscients ou demandeurs, pour les essayer. A l'image d'un cycliste américain de bon niveau qui, après un cancer, devient l'égal des plus grands cyclistes de l'Histoire, des Merckx, Indurain? Ce système de dopage est largement entretenu par les différentes autorités du sport mondiales, à commencer par les fédérations nationales. La palme revient à la fédération américaine, qui fait semblant de suspendre 1 ou 2 athlètes de second rang de temps ou temps pour masquer le dopage des stars d'hier. Le discrédit est alors total : quelle valeur accorder aux performances d'un Michaël Johnson recordman du monde du 200m et 400M ? Dopé ou pas dopé ? Performance ou record artificiel ? Mais, puisqu'il menace la crédibilité du sport, quel peut bien être l'intérêt pour les milieux du sport de se doper ?
Les motivations des sportifs et de leur équipes sont triviales : l'argent, la gloire, la performance. Le public les réclame : la demande existe alors l'offre suit. Un marché juteux car toujours en expansion et en renouvellement constant. A chaque saison, des sommes astronomiques sont de nouveau brassées : droits TV, merchandising, salaires, billeterie... Et tout le monde y trouve son intérêt : les équipes et sportifs qui gagnent des millions, les sponsors qui dopent leurs ventes et les spectateurs qui se divertissent à des sommes faibles pour chacun mais un total exorbitant pour tous.
Ethique et santé ou les grandes illusions Les chantres de l'éthique et les défenseurs de la santé des sportifs montent alors au créneau pour dénoncer les méfaits du dopage. Mais c'est oublier, dans un élan de naïveté, que tous les acteurs du sport sont consentants. Le public et l'Histoire retiennent la performance et non l'éthique d'un exploit sportif. Celui qui n'est pas pris au dopage n'est pas dopé et ses records font date, point. L'athlète américaine Florence Griffith-Joyner, décédée dans des circonstances douteuses à 40 ans, détient toujours les records du 100 m et 200m féminin, des records intouchables même aujourd'hui. Quelques puristes émettent des doutes sur ses performances mais l'Histoire retient ses temps. A chaque meeting, ils sont les temps officiels des records du monde. Elle a connu la célébrité toute sa carrière durant et a maintenant accédé à la postérité. Deuxième argument, tout aussi ingénu, des opposants au dopage : la santé des sportifs. Comme si la plupart des sportifs n'étaient pas conscients qu'on les dope. Seulement ils y trouvent leur intérêt. Simple logique d'un individu rationnel : les gains potentiels sont supérieurs aux risques supposés. Pour quelques morts, combien de dopés ? Ainsi beaucoup de sportifs sont-ils prêts à prendre des risques avec leur santé pour devenir un champion ou du moins pour appartenir à l'élite du sport, c'est-à-dire participer aux JO ou au Tour de France. C'est l'assurance de sortir de l'anonymat voire du ghetto pour certains. Tout bien considéré, qui ne serait pas prêt à donner quelques années de sa vie pour acquérir durant toutes les autres une renommée internationale, vivre de sa passion et pouvoir assouvir nombre de ses envies ?
Le dopage, choix rationnel Chez les sportifs, le dopage est donc bien souvent un choix rationnel. Et d'ailleurs, même s'il était possible de circonscrire le dopage, les fans de sport le voudraient-ils ? Eux qui continuent à payer pour aller au stade ou à se précipiter au bord des routes du Tour de France, sont, dans une certaine mesure, conscients de la réalité du dopage généralisé. Mais ils ferment les yeux : c'est la grande et belle hypocrisie du sport. Plutôt que la performance rare et authentique, le "ciltius, altius, fortius", c'est le choix de la performance répétée et surhumaine. De là à dire que les sportifs se dopent parce que les supporters le demandent, il n'y a qu'un (petit) pas? Après tout, qui aujourd'hui regarderait un 100m "propre" couru en 11 secondes ou un match de foot "propre' où les joueurs seraient exténués à la mi-temps ?
se doper ça fait vraimen pitié!! ça sert a rien c'est ce foutre des gens se mentir a soi meme et mentir au gens qu'on aime ... et pour finir ça te pouri la vie et tu fini par en mourir
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Edito
Chers net surfers,
La polémique fait rage, quel petite boule ronde fera fureur cette année? La probématique est simple, celle qui fera 750 quelques menus millions d'euros en France l'an prochain avec des écervelés athlètes uniquement vêtus d'autocollants publicitaires qui courent derrière, ou bien plus conventionnellement, celle jaune sur fond bleu, qui prend claque sur claque? Pas n'importe quelles claques, des maouss à 230km/h. Le petit ballon canard, le marginal, le seul de la famille à avoir été bercé dans une couveuse ovale, qui fera la fête tout ce mois-ci pourrait bien figurer aussi... Petite mais costaud, la cadette au coeur de pierre qui mange des baffes à coup de bois 2 ou de Fer 7 a sa place aussi. Et je laisserais le mot de la fin à notre puncheur vénéré Zimzine Zimdamne national pour un remake des pubs Canal -...
Eh oui, c'est la reprise...
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c nul de ce doper car les effet secondaire son tres grave car on me mourir et on peut souffrir
07/04/2006 09:39:00 - laura