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2002, c'était...

Tennis. Les rois et les autres

Tennis. Les rois et les autres

Cette année, les outsiders ont trusté les tournois du grand chelem. Les champions actuels ont dû se contenter des tournois annexes...


Assurément, cette saison 2002 n?a pas été une saison comme les autres. D?ailleurs, que faut-il en retenir ? Le sacre, pour la deuxième année consécutive, de l?australien Lleyton Hewitt au sommet de la hiérarchie mondiale, ou bien plutôt une ribambelle d?invités surprises au palmarès des tournois du Grand Chelem ? Sans doute un peu des deux.

Car il est fini le temps où une saison était comme écrasée par le talent d?un Stefan Edberg ou d?un Pete Sampras, qui reléguaient une bonne partie de leurs collègues au simple rôle de faire-valoir. Aujourd?hui, le tennis masculin est une discipline plus que jamais ouverte où chacun peut rêver à son heure de gloire, et où l?élite est sans cesse bousculée. Pour ceux qui en doutaient encore, le début de saison était éloquent à ce sujet. L?Open d?Australie, premier grand rendez-vous de l?année, sacre Thomas Johanson, joueur certes confirmé, mais qui ne rechignait pas à se dire lui-même premier surpris de voir un titre si prestigieux tomber dans son escarcelle. La terre-battue parisienne accueille elle aussi un néophyte des grands rendez-vous, l?espagnol Albert Costa, qui n?espérait sans doute plus, à ce stade de sa carrière, obtenir une si belle récompense pour tant d?efforts fournis. Plus tard, à Wimbledon, c?est l?Argentin David Nalbandian qui enfile le costume du trouble fête, atteignant la finale sur une surface qui lui est pourtant peu favorable. Et que dire, pour le dernier tournoi majeur de l?année, à l?US Open, de l?étincelant parcours d?un Pete Sampras retrouvé, alors que nombre de spécialistes (et comment le leur reprocher) l?avait déjà enterré au Panthéon du tennis ?

Mais où donc trouver la cause de ces mini-séismes secouant la galaxie tennis, sinon dans les contre performances répétées des potentiels patrons du circuit masculin ? En Australie, Marat Safin, finaliste malheureux, a déjoué le jour fatidique, alors que du côté de la Porte d?Auteuil, Juan Carlos Ferrero s?est effondré d?entrée de jeu, laissant son compatriote prendre la poudre d?escampette. André Agassi s?est quant à lui pris les pieds dans le tapis vert du All England Club de Wimbledon, se faisant dompter dès le deuxième tour par un certain Thaïlandais nommé Srichaphan, qui refera parler de lui plus tard dans l?année. Et que dire des absences répétées dans les derniers carrées des Grand Chelem des espoirs Tommy Haas et Roger Federer ? Nombre de fois, les favoris ont trébuché, laissant la possibilité aux outsiders de se faire la belle. Et c?est tant mieux pour le spectacle.

Le tennis masculin ne s?est pourtant cette année pas résumé à l?anarchie et à la révolte des petits. Car deux hommes, par leur constance, ont su rétablir un semblant de hiérarchie : André Agassi et Lleyton Hewitt, qui se sont livrés jusqu?à la Masters Cup de Shanghai, une course de longue haleine pour décrocher le titre de numéro un. Vainqueur en Chine, à Indian Wells et à Wimbledon, l?Australien a finalement devancé le Kid de Las Vegas qui s?était notamment imposé dans trois Masters Series, à Miami, Rome et Madrid. Mais pourquoi donc ne sont-ils pas parvenu à atténuer ce parfum de surprise décidément si caractéristique de cette saison 2002 ? André Agassi, à 32 ans, ne peut se permettre d?être présent tout au long de l?année sans le moindre faux pas; quant à Lleyton Hewitt, la raison est plus complexe. Si le règne de l?adolescent australien s?impose à la raison, il a parfois du mal à conquérir unanimement les sentiments, à la manière des Pete Sampras et autres John Mc?Enroe. Si Hewitt est talentueux, ce qui est incontestable, il est surtout doué d?une volonté hors paire, l?autorisant à gagner, même en jouant mal. Sa science du tennis est parfaite, en ce qu?elle est parfaitement simple et efficace. D?une certaine façon, il rappelle une certaine Martina Hingis. Espérons que cela ne lui porte pas malheur.

Bizarre donc, cette année, qui ne s?est pas véritablement trouvée de patron. Il semble cependant improbable que la situation se répète car un jour arrivera où Marat Safin, Roger Federer et Juan Carlos Ferrero sauront mieux gérer les grands rendez-vous. Et si c?était en l?an 2003 ?


28/12/2002


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La polémique fait rage, quel petite boule ronde fera fureur cette année? La probématique est simple, celle qui fera 750 quelques menus millions d'euros en France l'an prochain avec des écervelés athlètes uniquement vêtus d'autocollants publicitaires qui courent derrière, ou bien plus conventionnellement, celle jaune sur fond bleu, qui prend claque sur claque? Pas n'importe quelles claques, des maouss à 230km/h. Le petit ballon canard, le marginal, le seul de la famille à avoir été bercé dans une couveuse ovale, qui fera la fête tout ce mois-ci pourrait bien figurer aussi... Petite mais costaud, la cadette au coeur de pierre qui mange des baffes à coup de bois 2 ou de Fer 7 a sa place aussi. Et je laisserais le mot de la fin à notre puncheur vénéré Zimzine Zimdamne national pour un remake des pubs Canal -...

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