Déjà victorieux il y a deux semaines à Indianapolis, l'Américain a remporté à Montréal son quatrième titre de l'année en disposant facilement en finale de l'Argentin David Nalbandian, largement dominé 6/1, 6/3.
La comparaison est flatteuse. Comme Pete Sampras à Cincinnati en 1992, Andy Roddick n?a pas attendu de fêter son vingt-et-unième anniversaire pour signer son premier succès dans un Masters Series, l?équivalent des ??Supers 9?? dans lesquels son aîné s?est si bien illustré, s?imposant à onze reprises. Comme le sextuple n°1 mondial (1993-1998), Roddick a du s?y reprendre à deux fois, après un échec en finale l?année précédant son sacre. Malheureux second en 2002 à Toronto, Andy s?est donc réconcilié avec les Internationaux du Canada, organisés cette année à Montréal. En finale, le jeune Américain ne s?est guère causé de frayeurs, venant facilement à bout de David Nalbandian (6/1, 6/3). Si l?Argentin venait de voir s?envoler son rêve de succéder au palmarès à son compatriote Guillermo Canas, il pouvait néanmoins se consoler avec cette première place de finaliste dans un Masters Series. Une performance qui relançait d?ailleurs une saison jusqu?alors plutôt décevante pour le finaliste 2002 de Wimbledon, si l?on excepte un quart de finale en Australie et une demi-finale à Hambourg.
La finale avant la lettre Il faut dire qu?Andy Roddick avait sans doute l?impression d?avoir fait le plus dur, lorsqu?il était venu à bout du Suisse Roger Federer, la veille, en demi-finale. Un adversaire qui l?avait jusqu?alors dominé quatre fois en autant de confrontations, la dernière de manière cinglante il y a quelques semaines de cela, en demi-finale de Wimbledon (7/6, 6/3, 6/3). Déjà assuré d?occuper mardi la première place à la Race, après le (nouveau) faux pas de Juan Carlos Ferrero sorti par le Tchèque Karol Kucera dès les huitièmes de finale (6/3, 7/5), le Suisse ne comptait pourtant pas s?arrêter en si bon chemin.
Une victoire sur Roddick aurait fait de lui le 21ème n°1 mondial de l?histoire au classement technique. Est-ce la perspective d?une telle consécration, à tout juste 22 ans - il les a fêté le 8 août - qui crispa le bras magique de Roger Federer ? La question mérite d?être posée, tant le champion de Wimbledon sembla dans l?incapacité de trouver un rythme au service, un coup pourtant d?habitude éblouissant de facilité et de limpidité technique. Une arme fantastique qui s?enraya et causa la perte du Suisse qui avait viré en tête dans la troisième manche avec un break d?avance, après avoir pourtant concédé le premier set 6/4. Rejoint dans l?ultime manche, une double faute d?entrée de tie-break précipita sa chute, finalement sanctionnée sur le score de 6/4, 3/6, 7/6(3). Le fauteuil de n°1 lui échappait, mais ce n?était sans doute que partie remise. Andy Roddick venait quant à lui de vaincre le signe indien, suisse en l?occurrence, au bout d?une partie sous haute tension au cours de laquelle il parvint à maîtriser ses nerfs, même si l?on sentit à plusieurs reprises la colère bouillir en lui. Encourageant pour le nouvel élève de Brad Gilbert, qui lorgne lui aussi assurément sur le sommet de la hiérarchie mondiale.
Agassi marque le pas Une place qu?Andre Agassi conserve in extremis, après sa défaite surprise en quart de finale face à Rainer Schuettler. Facile vainqueur de ses deux précédentes confrontations face à l?Allemand, dont une rentrée dans l?histoire de l?Open d?Australie comme la finale la plus rapide depuis 1926 ? Schuettler avait explosé 6/2, 6/2, 6/1 et 1h16 en début d?année- Agassi semblait à nouveau se diriger vers une victoire facile lorsqu?il remporta la première manche 6 jeux à 2. Rapidement breaké dans le second set, l?Américain sortit alors progressivement du match, accumulant les fautes directes de manière étonnante, quand Rainer Schuettler usait à merveille de sa vitesse de jambes pour faire jouer la balle de trop à son adversaire. Une tactique récompensée par un premier succès sur sa bête noire, dominée 2/6, 6/2, 6/3. Venu chercher un 16ème titre dans un Masters Series, Agassi devra donc patienter, d?autant qu?on ne le reverra plus raquette en mains avant l?US Open, l?Américain ayant préféré ne pas s?aligner cette semaine à Cincinnati.
Les favoris à la peine Agassi et Ferrero sommés de quitter le tournoi dès les quarts de finale, voilà qui en dit long sur les difficultés des favoris à briller à Montréal. Lleyton Hewitt, l?ancien n°1 mondial, disparut quant à lui dès le deuxième tour, dominé en force par le géant Biélorusse Max Mirnyi. Une nouvelle défaite à l?arrachée (7/5, 6/7, 7/5) après celle reçue de Wayne Ferreira la semaine précédente en finale du tournoi de Los Angeles, où il avait pourtant obtenu trois balles de match. La détermination de l?Australien ne semble plus faire peur à grand monde, et la perspective d?une qualification pour la Masters Cup de Houston, épreuve dont il est double tenant du titre, s?éloigne à grands pas. Celle de Guillermo Coria était quant à elle presque assurée après sa troisième victoire consécutive, à Sopot, la semaine passée. Physiquement marqué par un tel exploit, l?Argentin ne fit pas long feu à Montréal, abandonnant même dès le premier tour face à Feliciano Lopez, après avoir concédé le premier set 6/3. Ferreira, vainqueur à Los Angeles la semaine passée subit le même sort, jetant l?éponge d?entrée face au Zimbabwéen Wayne Black. Quant à Carlos Moya, il fit les frais du retour en forme d?Arnaud Clément vainqueur en trois manches de l?ancien n°1 mondial.
Bilan mitigé pour les français Une performance malheureusement ternie par une élimination dès le tour suivant face à l?Américain Vincent Spadea. Un bilan en demi-teinte pour l?Aixois, comme pour l?ensemble du clan français venu en nombre au Canada. Son leader, Sébastien Grosjean, rallia bien les 1/8ème de finale, mais avant de chuter lourdement face à Andy Roddick. Dans l?incapacité de s?appuyer sur un premier service efficace ? le Marseillais ne servit que 23% de premières balles au second set - Grosjean s?inclina 6/3, 6/3, un score identique à celui de sa précédente défaite face à l?Américain, en finale du Queen?s. Paul-Henri Mathieu prit quant à lui sa revanche sur l?Australien Scott Draper, son bourreau de Wimbledon, avant de s?incliner comme il y a quinze jours à Kitzbühel face à l?Espagnol Feliciano Lopez. Quant à Fabrice Santoro, Michael Llodra et Grégory Carraz, ils chutèrent tous d?entrée, après avoir pourtant mené un set à rien respectivement face à Jose Acasuso, Yevgeny Kafelnikov et Karol Beck.
Au programme cette semaine Et la tâche ne s?annonce guère aisée cette semaine, à Cincinnati, dans l?Ohio, cadre du septième Masters Series de la saison. Fabrice Santoro sera en effet opposé d?entrée au tenant du titre, Carlos Moya. L?Espagnol aura fort à faire pour défendre un titre acquis l?an passé aux dépens de Lleyton Hewitt. Outre l?Australien, Andy Roddick, Roger Federer et Juan Carlos Ferrero feront figure de grands favoris. Guillermo Coria aura quant à lui à c?ur de prouver qu?il a les atouts pour briller aussi sur dur. Côté tricolore, Sébastien Grosjean, Arnaud Clément et Paul-Henri Mathieu tenteront d?engranger victoires et confiance, à moins de deux semaines maintenant de l?US Open, dernière levée du Grand Chelem de la saison.
12/08/2003
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Edito
Chers net surfers,
La polémique fait rage, quel petite boule ronde fera fureur cette année? La probématique est simple, celle qui fera 750 quelques menus millions d'euros en France l'an prochain avec des écervelés athlètes uniquement vêtus d'autocollants publicitaires qui courent derrière, ou bien plus conventionnellement, celle jaune sur fond bleu, qui prend claque sur claque? Pas n'importe quelles claques, des maouss à 230km/h. Le petit ballon canard, le marginal, le seul de la famille à avoir été bercé dans une couveuse ovale, qui fera la fête tout ce mois-ci pourrait bien figurer aussi... Petite mais costaud, la cadette au coeur de pierre qui mange des baffes à coup de bois 2 ou de Fer 7 a sa place aussi. Et je laisserais le mot de la fin à notre puncheur vénéré Zimzine Zimdamne national pour un remake des pubs Canal -...
Eh oui, c'est la reprise...
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