Facile vainqueur à Kitzbühel, en Autriche, l'Argentin a signé son deuxième succès d'affilée, après Stuttgart la semaine passée. Il reste maintenant sur dix victoires consécutives.
L?affrontement que tout le monde attendait n?a donc pas eu lieu. Les routes de Guillermo Coria et Juan Carlos Ferrero ne se sont pas croisées à Kitzbühel, celle de l?Espagnol s?arrêtant prématurément en quart de finale quand il fut cueilli à froid en deux sets secs par un autre Argentin, Mariano Zabaleta (6/1, 6/4). Finaliste malheureux en Autriche en 1992, Alberto Mancini, l?entraîneur de Coria, s?est lui consolé en voyant son protégé réussir là où il avait échoué, il y a plus de dix ans déjà. Insaisissable Coria, virevoltant depuis son retour sur la terre battue de Stuttgart, où il s?était déjà imposé la semaine passée. Deux victoires qui se ressemblent d?ailleurs à s?y méprendre, par leur facilité déconcertante : si le petit Argentin n?avait laissé échapper que 19 jeux en Bade-Wurtemberg, il fut à peine plus généreux aux pieds des montagnes autrichiennes, n?en concédant que 23. En finale, il ne fit qu?une bouchée du Chilien Nicolas Massu, pourtant lui aussi vainqueur la semaine précédente à Amsterdam, et neutralisé après un peu plus de deux heures de jeu sur le score de 6/1, 6/4, 6/2. Sur le chemin de son troisième succès de la saison après Hambourg et Stuttgart, Coria domina successivement Andreas Vinciguerra, Olivier Mutis, Juan Ignacio Chela, Feliciano Lopez et donc Nicolas Massu, portant ainsi son compteur à dix victoires consécutives. De tous ses adversaires, Mutis fut le plus malheureux, se voyant infliger un sévère 6/1, 6/0, venu ternir la satisfaction d?avoir passé deux tours avec au passage une belle victoire contre David Sanchez. La joie de Paul-Henri Mathieu fut, elle aussi, de courte durée. Superbe vainqueur de Rainer Schuettler, tête de série n°3, l?Alsacien semblait avoir enfin renoué avec une réussite qui le fuyait jusqu?alors, lorsqu?une glissade mal inspirée au tour suivant face à Feliciano Lopez lui coûta une légère entorse à la cheville. Rien de bien grave cependant, Mathieu préférant abandonner au troisième set afin de préserver toutes ses chances pour la tournée américaine sur dur, particulièrement exigeante physiquement. Dommage pourtant de briser une dynamique de victoires qui semblait enfin enclenchée au moment même où les autres tricolores étaient à la peine, Anthony Dupuis et Julien Boutter s?inclinant tous deux d?entrée.
Moya à la maison !
Si Coria a fait de l? Allemagne et de l?Autriche son terrain de prédilection, Carlos Moya doit lui définitivement se sentir à la maison à Umag, en Croatie, où il a réalisé le triplé. En finale, il a dominé l?Italien Filippo Volandri, pour la première fois présent à ce stade de la compétition dans un tournoi ATP. Après trois sets âprement disputés, 6/4, 3/6, 7/5, l?Espagnol remportaient son troisième titre en 2003 après Buenos Aires et Barcelone, le 14ème de sa carrière. En demi-finale, il avait mis fin en deux manches à la belle aventure de son jeune compatriote Rafael Nadal, dominé 6/4, 6/4. A dix sept ans, Nadal venait de signer son troisième quart de finale consécutif après ceux atteints à Bastad et Stuttgart, décrochant par la même occasion son premier ticket pour le dernier carré sur le grand circuit. Le voilà maintenant 51ème mondial au classement technique ! Côté français, Jean René Lisnard, seul tricolore engagé, franchit le cap du premier tour avant de s?incliner contre David Ferrer.
Thomann sur le tard
Peu enclin à s?attarder sur la terre battue européenne, Andy Roddick avait préféré entamer sa préparation à l?US Open en faisant escale à Indianapolis. Un choix semble-t-il judicieux puisque l?Américain y a remporté son troisième titre de la saison sur trois surfaces différentes, après St Pölten (terre battue) et le Queen?s (gazon). En finale, il prit le meilleur sur le Thaïlandais Paradorn Srichaphan 7/6, 6/4, qu?il avait déjà dominé à Wimbledon cette année. Comme sur le gazon anglais où il avait frôlé la catastrophe contre Olivier Mutis avant de poursuivre son parcours, Srichaphan sauva cette fois deux balles de match au premier tour l?Américain Amer Delic. Roddick se sortit quant à lui du piège tendu par Cyril Saulnier d?entrée de tournoi, dominant finalement le tricolore en trois manches, 6/7, 6/3, 7/6, et ce avant de venir à bout d?un autre Français, Grégory Carraz. Mais la grande et belle surprise bleu blanc rouge de cette semaine vint à n?en pas douter de Nicolas Thomann. A 31 ans, ce droitier originaire de Mulhouse qui n?avait jamais remporté plus de deux matches de suite sur le grand circuit a atteint de l?autre côté de l?Atlantique les demi-finales, avant de s?incliner de justesse contre Srichaphan, 4/6, 7/6, 6/3. En quart de finale, il prit notamment le meilleur sur Nicolas Kiefer.
Au programme cette semaine
Un adversaire que Thomann affrontera de nouveau cette semaine, au premier tour à Los Angeles. Los Angeles qui marquera le grand retour à la compétition de Marat Safin, absent à cause d?un poignet douloureux depuis sa défaite d?entrée à Valence, en avril dernier,. Lleyton Hewitt fera lui aussi sa première apparition depuis sa terrible désillusion de Wimbledon où Ivo Karlovic l?avait assommé de ses terribles services. Tête de série n°1, l?Australien aura pour dauphin Sébastien Grosjean, seul tricolore engagé en Californie avec Nicolas Thomann. A Washington, Andre Agassi reprend lui aussi le chemin des courts, accompagné d?Andy Roddick et Paradorn Srichaphan. Le n°1 mondial tentera de remporter son sixième titre dans la capitale fédérale américaine, le premier remontant à 1990 ! Côté français, ils seront quatre à défendre leurs chances avec Arnaud Clement, Grégory Carraz, Cyril Saulnier et Julien Benneteau. Les amoureux de la terre battue prolongeront eux leur séjour d?une semaine en Europe, à Sopot. Et le tirage au sort a bien fait les choses puisque Juan Carlos Ferrero et Guillermo Coria pourraient bien se retrouver en demi-finale avant pourquoi pas de croiser Carlos Moya, tête de série n°2 en Pologne. Olivier Mutis sera quant à lui le seul tricolore engagé.
Côté féminin
Serena et Venus Williams absentes, Kim Clijsters a remporté à Stanford son cinquième titre de l?année après Sydney, Indian Wells, Rome et ?S-Hertogenbosch, en dominant en finale Jennifer Capriati en trois manches, 4/6, 6/4, 6/2. Capriati qui avait concédé un set à Marion Bartoli, seule française engagée outre Atlantique. Cette semaine, les meilleures mondiales se sont données rendez-vous à San Diego. Serena Williams, genou gauche réparé, fera son retour à la compétition ; elle sera accompagnée des Belges Clijsters et Henin ainsi que des Américaines Capriati et Davenport. Côté tricolore, Nathalie Dechy, Mary Pierce et Marion Bartoli seront de la partie. Stéphanie Cohen Aloro sera elle en lice à Sopot, sur terre battue, où Anastasia Myskina fera figure de tête de série n°1. Et pourquoi pas un affrontement entre les deux joueuses en guise de préparation à la demi-finale de Fed Cup qui opposera la France à la Russie, en novembre prochain ?
29/09/2003
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Edito
Chers net surfers,
La polémique fait rage, quel petite boule ronde fera fureur cette année? La probématique est simple, celle qui fera 750 quelques menus millions d'euros en France l'an prochain avec des écervelés athlètes uniquement vêtus d'autocollants publicitaires qui courent derrière, ou bien plus conventionnellement, celle jaune sur fond bleu, qui prend claque sur claque? Pas n'importe quelles claques, des maouss à 230km/h. Le petit ballon canard, le marginal, le seul de la famille à avoir été bercé dans une couveuse ovale, qui fera la fête tout ce mois-ci pourrait bien figurer aussi... Petite mais costaud, la cadette au coeur de pierre qui mange des baffes à coup de bois 2 ou de Fer 7 a sa place aussi. Et je laisserais le mot de la fin à notre puncheur vénéré Zimzine Zimdamne national pour un remake des pubs Canal -...
Eh oui, c'est la reprise...
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