A Sopot, en Pologne, Guillermo Coria a signé un petit exploit en remportant son troisième succès d'affilée. Dans le même temps, Tim Henman et Wayne Ferreira s'imposaient respectivement à Washington et Los Angeles.
Qui pour arrêter Guillermo Coria ? Probablement personne? sur terre battue en tout cas ! A vingt et un ans, l?Argentin a remporté dimanche son quatrième trophée de l?année, le troisième consécutivement après ses sacres à Stuttgart et Kitzbühel, en disposant en finale de l?Espagnol David Ferrer sur le score de 7/5, 6/1. ??L?histoire?? parle d?elle même, puisqu?il faut remonter à 1996 pour trouver traces d?un pareil exploit, lorsque l?Autrichien Thomas Muster s?était successivement imposé à Estoril, Barcelone et Monte Carlo. A la différence près que Guillermo Coria, lui, ne concéda pas le moindre set. Le voilà donc maintenant invaincu depuis 15 matches - un exploit déjà accompli cette année par Roger Federer - et? 30 sets ! Une invincibilité prolongée qui fait de lui un dangereux concurrent pour le titre de n°1 mondial 2003, puisqu?il occupe actuellement la troisième place à la Race, à moins de quarante points du leader, l?Espagnol Juan Carlos Ferrero. Pour la deuxième fois en deux semaines (après Kitzbühel), les défaillances prématurées du champion de Roland Garros ont d?ailleurs privé les observateurs du monde de la petite balle jaune d?un duel argentino-espagnol au sommet. ??Programmés?? pour s?affronter en demi-finale, les deux hommes ne se sont finalement pas croisés en Pologne, Ferrero chutant dès les quarts de finale, succombant au Péruvien Luis Horna, tombeur de Roger Federer cette année au premier tour des Internationaux de France. La veille, Juan Carlos Ferrero avait d?ailleurs évité de justesse la catastrophe, s?extirpant par miracle des griffes du qualifié Tchèque Frantisek Cermak, sauvant au passage deux balles de matches (4/6, 7/5, 6/2). Loin de ces soucis, Coria domina lui successivement le Roumain Hanescu, le Belge Christophe Rochus, Olivier Mutis, Luis Horna et donc David Ferrer. A 21 ans également, Ferrer, finaliste malheureux, confirmait cependant une saison 2002 plus que prometteuse qui l?avait vu bondir de la 219ème à la 59ème place mondiale et remporter son premier tournoi ATP, à Bucarest. Côté français, Olivier Mutis, seul tricolore engagé, atteint lui les ¼ de finale, avant de chuter face au futur vainqueur (6/3, 6/4), plus honorablement que la semaine précédente en Autriche où il n?avait pu marquer qu?un misérable jeu !
Henman renoue avec la victoire.
La joie procurée par un troisième titre consécutif est-elle comparable à celle ressentie lorsqu?un succès vient mettre un terme à dix-huit mois de vaches maigres ? A regarder Tim Henman, on serait tenté de répondre par l?affirmative. Vainqueur à Washington du dixième titre de sa carrière, le premier depuis Adélaïde en janvier 2002, ??Gentleman Tim?? a donc choisi la capitale fédérale américaine pour s?imposer pour la première fois de sa carrière Outre-Atlantique. Un succès qui faillit bien pourtant tourner court en demi-finale, lorsque l?artiste du jeu service volée sauva une balle de match face à Andy Roddick, avant de s?imposer au jeu décisif de la troisième manche sur le score de 1/6, 6/3, 7/6. De retour à la compétition après son quart de finale perdu à Wimbledon face à Sébastien Grosjean, Henman semble donc avoir pleinement récupéré de son opération à l?épaule qui le força à ne débuter sa saison qu?en février, à Rotterdam. Sur le chemin de la victoire, le Britannique domina successivement l?Américain Goldstein, le Russe Davydenko, le Thaïlandais Srichaphan, finaliste l?an passé, Andy Roddick et le Chilien Fernando Gonzalez en finale. Le quart de finaliste de Roland Garros s?inclina en deux sets 6/3, 6/4, non sans avoir auparavant sorti en demi finale le grand favori de l?épreuve, André Agassi (3/6, 6/4, 7/6). Venu chercher un sixième titre à Washington, le n°1 mondial au classement technique est donc reparti bredouille. Côté français, Arnaud Clément, Grégory Carraz, Julien Benneteau et Cyril Saulnier ne sont parvenus à franchir l?obstacle du second tour, s?inclinant tous à ce stade de la compétition. Peu à la fête sur le court, ces tricolores auront au moins eu la joie de frapper dans la balle. Une sensation à laquelle Nicolas Escudé a dit adieu pour le reste de la saison. La faute à une blessure à la hanche contractée à Wimbledon, où il avait déjà dû abandonner face à Ferrero. Toujours handicapé, le Palois à donc décidé de se donner quatre mois de repos, avant d?opter pour une éventuelle intervention chirurgicale dont les chances de réussite sont loin d?être assurées.
Safin rechute, Ferreira renaît
Une galère partagée par Marat Safin, qui pensait sans doute avoir définitivement laissé derrière lui une blessure au poignet qui l?avait déjà contraint à déclarer forfait en Australie, ainsi qu?à faire l?impasse sur Roland Garros et Wimbledon. A Los Angeles, le retour du grand Russe au poignet d?argile n?aura duré que huit jeux, avant qu?un nouvel abandon face à la wild card inconnue Prakash Amritag ne sème le doute quant à sa participation au prochain US Open. Escude et Safin, unis dans la blessure, pourront trouver espoir dans la performance accomplie par Wayne Ferreira. Le court Suzanne Lenglen de Roland Garros avait laissé le Sud Africain se tordant de douleur suite à un arrachement des adducteurs survenu lors de son match du troisième tour face à Rainer Schüettler. A peu près deux mois plus tard, le Central du Los Angeles Tennis Center l?a retrouvé, brandissant dans ses mains le 15ème trophée de sa carrière, le premier depuis Stuttgart, en novembre 2000. Une victoire d?autant plus extraordinaire que Ferreira, bientôt 32 ans, sauva en finale trois balles de match face à Lleyton Hewitt. Pour sa première sortie depuis son grand coup d?assommoir reçu du Croate Ivo Karlovic au premier tour de Wimbledon, l?Australien buta sur la dernière marche, cédant finalement sur le score de 6/3, 4/6, 7/5. En quart de finale, Ferreira avait pris le meilleur en trois manches (7/6, 6/7, 6/2) sur la tête de série n°2, Sébastien Grosjean. L?autre tricolore engagé, Nicolas Thomann, chuta lui d?entrée face à Nicolas Kiefer, qu?il avait pourtant dominé quelques jours plutôt en quart de finale du tournoi d?Indianapolis.
Au programme cette semaine
Une telle mésaventure, c?est l?écueil que cherchera à éviter Tim Henman. A Montréal, le Britannique retrouvera en effet d?entrée de jeu son adversaire finaliste malheureux de Washington, Fernando Gonzalez. Montréal, ou le véritable coup d?envoi de la préparation à l?US Open. Finie la terre battue, finies également les semaines où les joueurs choisissaient leur programme entre deux où trois tournois différents. Cap sur le sixième Masters Series de l?année, le premier sur dur, avant Cincinnati la semaine prochaine. Autant dire que tous les meilleurs mondiaux seront présents, à commencer par Andre Agassi, tête de série n°1. L?Américain sera accompagné de Juan Carlos Ferrero (n°2), Roger Federer (n°3) de retour de vacances, Carlos Moya (n°4) et autres Lleyton Hewitt (n°5). Côté français, ils seront sept à défendre leurs chances, Sébastien Grosjean, Arnaud Clément, Paul-Henri Mathieu, Fabrice Santoro (de retour à la compétition après avoir soigné une douleur au coude qui l?avait lourdement handicapé à Wimbledon), Michael Llodra, Cyril Saulnier et Grégory Carraz. Bien malin celui qui pourrait dire aujourd?hui qui tirera son épingle du jeu au Canada. Une certitude cependant : Guillermo Canas qu?une opération au poignet maintient encore éloigné des courts ne réitérera pas sa performance de l?an passé, quand il s?était imposé. Et c?était à Toronto, non à Montréal, les deux villes canadiennes accueillant à tour de rôle le sixième Masters Series de la saison. Une particularité suffisamment rare pour être soulignée !
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Edito
Chers net surfers,
La polémique fait rage, quel petite boule ronde fera fureur cette année? La probématique est simple, celle qui fera 750 quelques menus millions d'euros en France l'an prochain avec des écervelés athlètes uniquement vêtus d'autocollants publicitaires qui courent derrière, ou bien plus conventionnellement, celle jaune sur fond bleu, qui prend claque sur claque? Pas n'importe quelles claques, des maouss à 230km/h. Le petit ballon canard, le marginal, le seul de la famille à avoir été bercé dans une couveuse ovale, qui fera la fête tout ce mois-ci pourrait bien figurer aussi... Petite mais costaud, la cadette au coeur de pierre qui mange des baffes à coup de bois 2 ou de Fer 7 a sa place aussi. Et je laisserais le mot de la fin à notre puncheur vénéré Zimzine Zimdamne national pour un remake des pubs Canal -...
Eh oui, c'est la reprise...
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