Sous l'impulsion de Roger Federer, l'équipe suisse a pris sa revanche sur la France, qui l'avait dominée en 2001 à Neuchâtel. Une victoire synonyme de qualification pour les demi-finales, face à l'Australie de Hewitt et Philippoussis.
Incontestablement, il restera comme l?homme de ce week-end toulousain. Impressionnant de facilité, Roger Federer a éclaboussé de toute sa classe une rencontre de coupe Davis par ailleurs bien loin des sommets d?émotion atteints à Neuchâtel, il y a deux ans déjà. Trop fort, Federer ? Même si Nicolas Escudé, à l?issue de sa défaite en trois sets secs le vendredi (6/4, 7/5, 6/2) rechignait à l?admettre, c?est bien l?impression qui domine. Vainqueur cette année à Marseille et Dubaï et finaliste à Rotterdam, le numéro 1 suisse a prouvé qu?il était actuellement le meilleur joueur au monde sur surface indoor. Impérial au service - il n?aura concédé son engagement qu?à une seule reprise, en double, capable d?accélérations fulgurantes qui partent de son bras avec une décontraction et une aisance des plus déconcertantes, Federer, pourtant pas coutumier du fait, a en prime montré une concentration irréprochable. Des qualités qui contribuent largement à une impressionnante série qui se monte maintenant à 24 sets consécutifs remportés en coupe Davis. Oublié donc, ce match de Neufchâtel lorsque, en froid avec le capitaine de l?époque, Jakob Hlasek, il avait presque « abandonné » la victoire à Nicolas Escudé.
LE DOUBLE DE TOUTES LES SURPRISES Bien conseillé par Marc Rosset, présent sur la chaise helvétique à sa demande, Federer s?est pleinement exprimé. Une entente qui s?est même prolongée dans le jeu, à l?occasion du double, si crucial d?habitude, et qui une nouvelle fois, n?a pas failli à la règle. Marc Rosset, qui s?est montré digne de son « auto sélection », a prouvé qu?il n?avait pas complètement raccroché sa raquette (il n?avait disputé que trois matches jusqu?alors en 2003). Si, le vendredi soir, de son propre aveu, le géant suisse, tiraillé « par une des plus grandes trouilles de sa vie » ne parvenait pas à décocher le moindre mot, il a été plus prompt à dégainer au service le lendemain. Une arme qui a sans doute fait la différence face à Fabrice Santoro et? Nicolas Escudé. On a pu être surpris de ne pas voir le Toulonnais associé à Mickaël Llodra, une paire pourtant victorieuse début janvier à Melbourne. Au dernier moment, Guy Forget, qui avait annoncé avec franchise à Bucarest lors du premier tour face à la Roumanie que seul Fabrice Santoro était indispensable au double tricolore, a décidé de reconduire la paire victorieuse début décembre des Russes Safin et Kafelnikov à Bercy. Le pari, cette fois, s?est avéré perdant, mais sans doute pas pour la raison imaginée par Forget. Car le maillon faible a été Santoro. Impeccable lors de ses dernières sorties, le Français n?est pourtant jamais vraiment rentré dans la partie. Peu inspiré, souvent en retard et défaillant au service dans les moments clés, Santoro, bien que porté par Escudé, a fini par couler définitivement la barque française.
GROSJEAN, L?ESPOIR DEÇU L?espoir de rallier victorieusement le port d?attache constitué par les demi-finales venait de s?amoindrir considérablement. Forget l?a reconnu d?ailleurs bien volontiers par la suite : « Nous n?avions pas le droit de perdre ce double, c?est là que nous avons perdu la rencontre ». Seul un Sébastien Grosjean digne de ses ambitions pouvait sauver le clan tricolore. Peu convaincant le premier jour face à Bastl, le Marseillais se devait de sortir autre chose de sa raquette, pour prolonger le rêve.
Le cauchemar, lui, a été pour Guy Forget. A quelques heures seulement du choc des n°1, Grosjean est parti trouver son capitaine pour lui confier qu?une blessure à la cuisse gauche l?empêchait de prendre part à la fête. Dès lors, l?important n?était plus le match, ou plutôt le calvaire, qu?allait vivre Santoro. Forget lui-même, sous le choc de la surprise sans doute, semblait ne plus trop y croire déjà. Non pas qu?il ne croyait pas en Santoro. Mais une telle rencontre ne s?improvise pas, et en maître des scénarii bien ficelés, Forget ne l?ignorait pas. Santoro, lui, n?a même pas eu à se poser la question. Lancé dans l?arène avec précipitation, qui plus est avec un coude douloureux, il en est ressorti un peu plus d?une heure après, plus meurtri mentalement que physiquement. Sur une surface pourtant ralentie à la demande des joueurs, tout est allé bien trop vite pour lui. Incapable de gêner le bombardier suisse par ses effets et ses changements de rythme, toujours aussi lent sur ses jambes et peu efficace sur son service, il n?a fait illusion qu?un jeu, le deuxième, avant d?en concéder 11 consécutivement. Au total, il n?en aura grappillé que trois.
LA DECISION ET LA MANIERE Mais comment lui en vouloir ? Les interrogations et les aigreurs se portent plutôt sur Sébastien Grosjean. Sur son attitude tout d?abord. Un joueur qui ne se sent pas au maximum de ses capacités se doit de céder sa place. Arnaud Clément, gêné au poignet lors de la précédente finale face aux Russes, avait préféré renoncer de lui-même. Un geste alors salué, à juste titre, par tout le clan français. Grosjean ne l?ignore pas. Il est d?ailleurs bien placé pour le savoir puisque sa blessure contractée l?an passé au même stade de la compétition, face à la République Tchèque et Jiri Novak, avait coûté un point à son équipe. Sage décision donc, mais que dire de la manière ? Il paraît presque inconcevable que le Marseillais ait gardé pour lui et le médecin de l?équipe de France cette douleur, sans en informer préalablement son capitaine. Il convient ensuite de s?interroger sur la blessure elle-même. Grosjean sortait d?une dizaine de jours de repos complet, chez lui, en Floride, après son élimination d?entrée à Miami face à Mardy Fish. Difficile donc d?arriver « plus reposé » pour un grand rendez-vous. Federer, qui a rejoint ses coéquipiers le lundi précédent la rencontre, sa victoire en double à Miami et les six heures de décalage horaire avec la Floride dans les jambes, était pour sa part frais comme un gardon. Voilà qui laisse à méditer, d?autant que la condition physique est un objectif principal du plan d?entraînement concocté par Thierry Tulasne et Sébastien Grosjean?
Pour aussi dure qu?elle soit à digérer, cette défaite rappelle à Guy Forget et aux siens que la force de cette équipe de France demeure fragile. « Nous n?avons pas la meilleure équipe du monde, et notre force demeure éphémère parfois », lance Forget . Un des piliers de cette équipe aux cours des dernières années est l?état d?esprit exemplaire dont elle a fait preuve. Ironie du sort ou pas, sa première défaite « à la régulière » depuis la victoire de 2001 en Australie, intervient peu après que Nicolas Escudé ait remis en cause la préparation des rencontres, trop rude à son goût. Des déclarations qui, en février dernier, avaient fait l?effet d?une bombe que Guy Forget n?avait dans un premier temps guère appréciée, avant de veiller à la désamorcer. La nouvelle de la blessure de Grosjean, dimanche matin, a aussi été une nouvelle des plus surprenantes. Mais ces deux « incidents », même s?ils ne sont pas du même acabit, ne cachent-ils pas une même réalité, à savoir un certain manque de communication au sein du groupe ? Si tel était le cas, la situation serait plus grave qu?on n?ose l?imaginer. Car peu d?équipes résistent à une communication hasardeuse, voire défaillante. Demandez donc à Roger Federer et Jakob Hlasek ce qu?ils en pensent, ils ne diront pas le contraire?
09/04/2003
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Edito
Chers net surfers,
La polémique fait rage, quel petite boule ronde fera fureur cette année? La probématique est simple, celle qui fera 750 quelques menus millions d'euros en France l'an prochain avec des écervelés athlètes uniquement vêtus d'autocollants publicitaires qui courent derrière, ou bien plus conventionnellement, celle jaune sur fond bleu, qui prend claque sur claque? Pas n'importe quelles claques, des maouss à 230km/h. Le petit ballon canard, le marginal, le seul de la famille à avoir été bercé dans une couveuse ovale, qui fera la fête tout ce mois-ci pourrait bien figurer aussi... Petite mais costaud, la cadette au coeur de pierre qui mange des baffes à coup de bois 2 ou de Fer 7 a sa place aussi. Et je laisserais le mot de la fin à notre puncheur vénéré Zimzine Zimdamne national pour un remake des pubs Canal -...
Eh oui, c'est la reprise...
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vraiment tu es le meilleur joueur bravo roger federer
13/06/2007 18:00:00 - marwane