A moins de six semaines du grand rendez-vous parisien, le tournoi de Monte-Carlo a permis de dresser un premier bilan des principaux favoris, mais le chemin est encore long jusqu'à la porte d'Auteuil.
C´est sous un soleil radieux, contrastant vivement avec le déluge de la veille, que Juan Carlos Ferrero s´est imposé dimanche à Monte-Carlo face à son compatriote Carlos Moya, dans le premier Masters Series de la saison sur terre battue. Et le jeune espagnol de 22 ans ne compte pas s´arrêter en si bon chemin, ce à un peu plus d´un mois de Roland-Garros. Après un début de saison gâché par une blessure à la cheville, Ferrero semble avoir enfin retrouvé un niveau de jeu qui lui permette de rêver à de grandes choses sur les terres battues de la Porte d´Auteuil. Ce d´autant plus qu´un succès en Principauté est généralement gage de réussite à Paris : au cours des dix dernières années, ils sont quatre à avoir conquis la Coupe des Mousquetaires après s´être auparavant adjugé le trophée monégasque (Bruguera en 1993, Muster en 1995, Moya en 1998 et Kuerten l´an dernier).
Néanmoins, la route est encore longue et la saison sur terre battue ne fait que commencer. La prudence est donc de mise quant à des conclusions hâtives que l´on pourrait être tenté de tirer au lendemain de ce succès. Car si la victoire en principauté permet d´engranger un maximum de confiance pour la suite de la saison sur terre battue, ce premier Masters Series arrive au goût de bon nombre de joueurs bien trop tôt dans leur préparation. Ainsi certains font l´impasse sur ce tournoi, comme Sampras ou Agassi alors que beaucoup d´autres arrivent sans réelle conviction faute de matches disputés sur cette surface. C´est notamment le cas de nombre de sérieux prétendants à la victoire finale à Paris. Leyton Hewitt en fait partie. Impressionnant au cours des deux derniers mois, c´est un numéro un mondial bien terne qui a quitté le tournoi dès le premier tour balayé par le revenant Carlos Moya. Rien de bien inquiétant pour l´australien, qui n´attendait pas grand chose d´autre de ce tournoi qu´une première prise de repères sur la terre battue. André Agassi, lui, ne fera sa rentrée sur cette surface que cette semaine en compagnie de Pete Sampras au tournoi d´Houston. Si l´on est bien en droit de douter des capacités de ce dernier à réussir enfin quelque choses Porte d´Auteuil (même s´il affirme toujours y croire, et ce encore plus depuis son association avec Jose Higuieras, spécialiste de la terre battue qui mena notamment Courrier et Chang à la victoire à Paris), on ne saurait réserver le même jugement au Kid de Las Vegas. Après un début de saison manqué suite à une blessure au poignet qui lui faisait même craindre le pire quant à la suite de sa carrière, Agassi a magnifiquement redressé la barre en s´imposant pour la cinquième fois à Miami. A 32 ans, il sera un concurrent sérieux au titre parisien et arrivera sans doute sans grande pression, ayant déjà gagné à Paris en 2000 . Marat Safin sans doute également, tant le russe s´est montré appliqué, déterminé et volontaire sur les courts du Monte-Carlo Country Club, ne s´inclinant qu´en quart de finale. Si l´ex-numéro un mondial parvient à conserver le même état d´esprit qui lui fait si souvent défaut dans les semaines à venir, il pourrait bien causer des dégâts. Avis favorable également pour Tim Henman, l´anglais, qui semble ne plus craindre de jouer son jeu d´attaquant sur une surface si lente. Le britannique se dit fort et on ne peut que lui donner raison au vue de sa demi-finale en principauté. Enfin Carlos Moya semble avoir retrouvé des sensations et même si son niveau de jeu est encore très loin de celui qui lui permit de s´imposer à Roland Garros en 1998 il faudra garder un oeil sur lui ainsi que sur tout le reste de la délégation ibérique.
Côté français, le bilan est plutôt encourageant et ouvre des perspectives intéressantes. Car la seule véritable ombre au tableau est la défaite au premier tour d´Arnaud Clément qui semble définitivement marquer le pas , témoin un début de saison calamiteux. La confiance qui avait permis à l´Aixois d´atteindre la finale de l´open d´Australie 2000 semble s´être envolée et le mal peut maintenant paraître inquiétant. Les défaites elles aussi prématurées de Santoro, Escudé et Llodra sont elles beaucoup moins préoccupantes : émoussés physiquement mais aussi mentalement par les efforts fournis la semaine précédente en Coupe Davis face à la République Tchèque la bande à Guy Forget a calé, faute de carburant nécessaire. Elle devrait cependant, après avoir refait le plein d´énergie, reprendre sa route sans trop d´encombres. Et c´est paradoxalement Grosjean qui avait paru le plus affaibli face à la République Tchèque qui s´en est le mieux sorti, prenant au passage sa revanche sur le même Jiri Novak, son bourreau deux semaines plus tôt. Pas véritablement remis de sa blessure aux adducteurs, le marseillais, clopin-clopant s´est frayé un passage jusqu´aux demi-finales, égalant ainsi sa performance de l´an passé. La pluie et un Ferrero solide l´ont ensuite privé de finale pour la deuxième année consécutive. Enfin comment ne pas évoquer la rentrée très remarquée sur le circuit professionnel du jeune prodige français, Richard Gasquet, 15 ans et demi. Rentrée réussie, avec une victoire sur l´argentin Franco Squillari, sérieux client sur terre battue, ex-demi finaliste Porte d´Auteuil il y a quelques années. Cependant, il convient de rester prudent quant à l´avenir de Gasquet qui a confirmé son intention de participer à Roland-Garros chez les juniors avant tout, sauf s´il venait à recevoir une wild-card (invitation) des organisateurs.
Si les regards étaient tournés vers Monte-Carlo, l´attention a également été attirée du côté de Florianopolis, où Gustavo Kuerten a annoncé qu´il serait bien présent à Paris début mai. Longtemps souffrant d´une hanche douloureuse, le brésilien s´était enfin résolu à se faire opérer, après une ultime défaite au premier tour à Buenos Aires, début février. Après un long et surtout intense travail de rééducation, revoilà Guga prêt à reprendre les chemins des courts et à défendre sa double couronne parisienne. Les yeux seront sans doute rivés sur les premiers coups de raquettes de Kuerten, d´ici une semaine à Palma de Majorque. Nul doute qu´il faudra faire avec Guga qui aura à coeur de prouver qu´il est toujours souverain à Paris.
En attendant ce retour, les principaux futurs protagonistes de la quinzaine parisienne se sont donnés rendez-vous cette semaine à Barcelone et Houston. De quoi sans doute y voir un peu plus clair après une semaine à Monte-Carlo, qui, bien que riche d´enseignement, est loin d´avoir levé tous les mystères quant à l´identité de celui qui, le 9 juin prochain, brandira dans ses mains la très convoitée Coupe des Mousquetaires.
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Edito
Chers net surfers,
La polémique fait rage, quel petite boule ronde fera fureur cette année? La probématique est simple, celle qui fera 750 quelques menus millions d'euros en France l'an prochain avec des écervelés athlètes uniquement vêtus d'autocollants publicitaires qui courent derrière, ou bien plus conventionnellement, celle jaune sur fond bleu, qui prend claque sur claque? Pas n'importe quelles claques, des maouss à 230km/h. Le petit ballon canard, le marginal, le seul de la famille à avoir été bercé dans une couveuse ovale, qui fera la fête tout ce mois-ci pourrait bien figurer aussi... Petite mais costaud, la cadette au coeur de pierre qui mange des baffes à coup de bois 2 ou de Fer 7 a sa place aussi. Et je laisserais le mot de la fin à notre puncheur vénéré Zimzine Zimdamne national pour un remake des pubs Canal -...
Eh oui, c'est la reprise...
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