Coup de projecteur sur l'avenir du tennis français masculin, alors que Cédric Pioline a définitivement raccroché la raquette. Un futur prometteur, à bien des égards.
Guy Forget, en bon capitaine, le sait mieux que quiconque. La seule antidote à la désillusion, aussi cruelle soit-elle, est la victoire. Gagner pour oublier. Après la défaite en finale de la Coupe Davis, le mentor des bleus tourne déjà sûrement son regard sur les saisons à venir, à la conquête de nouveaux trophées, avec les garçons autant qu?avec les filles. Une équipe nationale pleine de promesses, où à l?expérience des piliers actuels viendront bientôt s?ajouter la fougue et l?insouciance des nouveaux venus.
Et c?est là sans doute la tâche la plus délicate à laquelle devra s?atteler Guy Forget au cours des prochaines années : s?appuyer sur les leaders actuels que sont Grosjean, Clément, et autres Escudé tout en insufflant un zeste de jeunesse en faisant confiance aux étoiles montantes du tennis national, Paul-Henri Matthieu et Richard Gasquet en tête. Faire fructifier le présent, et préparer l?avenir. Un avenir plein d?espoir, qui très bientôt, pourrait sourire au tennis français et le propulser vers des sommets jamais ou rarement atteints à ce jour.
A commencer par une victoire en tournoi du Grand Chelem, passage obligé pour Sébastien Grosjean, s?il compte un jour atteindre l?objectif qu?il s?est publiquement fixé, la place de numéro 1 mondial. Tout fraîchement associé à Thierry Tulasne, le Marseillais court toujours, à 24 ans, après un premier succès dans un tournoi majeur, qui le ferait rentrer dans un cercle très fermé du tennis français. Et, au regard de ses capacités, ce désir ne tient pas vraiment des rêves les plus fous. Demi-finaliste à deux reprises déjà en Grand Chelem (Open d?Australie et Roland Garros 2001), il lui manque assurément peu de chose pour décrocher la récompense suprême. Peut-être un peu plus de constance au très haut niveau, face à des adversaires comme Marat Safin qui, à l?heure actuelle, le dominent assez nettement dans les grandes occasions comme à Roland Garros et en finale de la Coupe Davis 2002. Ajouter à cela une condition physique irréprochable, qui lui a parfois fait défaut au cours de la saison écoulée, et le droitier à la casquette à l?envers pourrait bien trouver la formule magique conduisant aux joies d?un titre majeur.
Grosjean, en bon leader du tennis français, pourrait bien donner des idées à quelques uns de ses compagnons de route de la campagne 2002 de Coupe Davis. A commencer par Arnaud Clément. L?Aixois, âgé de 25 ans, semble avoir retrouvé une confiance qui s?était mystérieusement envolée au lendemain de sa finale à l?Open d?Australie 2001. Après une longue traversée du désert, il aura à c?ur de goûter à nouveau au succès, en espérant qu?une vilaine tendinite au poignet le laisse enfin tranquille. Si les deux compères ont encore de belles années devant eux, le petit magicien toulonnais, Fabrice Santoro, voit son espérance de vie sur le circuit se réduire comme une peau de chagrin. A 30 ans déjà, par son jeu d?une astuce inégalée, il devrait pourtant encore parvenir à faire trembler même les meilleurs, les ensorcelant de ses coups de patte magique. Quant à Nicolas Escudé, il cherchera à gagner en régularité, pour se rapprocher de son niveau de joueur de Coupe Davis, où la pression de l?événement et les invectives d?un capitaine survolté en font une redoutable machine à gagner.
Gagner, et vite, le plus vite possible. Telle a été la volonté affichée de Paul-Henri Matthieu, quelques heures seulement après son échec contre Youzhni, en finale de la Coupe Davis. Une réaction pleine de fierté et de détermination, qui est de bon augure pour celui qui s?est révélé dans la seconde partie de la saison 2002 comme le plus grand espoir du tennis français. Huitième de finaliste à Roland-Garros, où il a poussé André Agassi dans ses derniers retranchements, vainqueur consécutivement des tournois de Moscou et de Lyon, l?alsacien s?est hissé, par intermittence, à un niveau de jeu digne des meilleurs mondiaux. Solide et puissant dans tous les compartiments du jeu, ce qui n?est pas parfois sans rappeler Marat Safin, il lui reste à mieux gérer une fébrilité qui l?envahit dans les moments importants. Une fragilité psychologique qui s?atténuera sûrement avec l?expérience, chez un joueur au tempérament bien trempé, qui, pour s?être blessé à maintes reprises, est conscient de la chance qu?il a de pouvoir évoluer à ce niveau.
Richard Gasquet lui aussi, devra éviter les pépins physiques, pour pouvoir continuer sa fulgurante progression, à un âge où le succès est un édifice au combien fragile et peut-être éphémère. A seize ans, et après une saison ponctuée de quelques apparitions gagnantes sur le grand circuit, comme à Monte Carlo où il a battu le redoutable Argentin Franco Squillari avant de s?incliner contre Marat Safin, Gasquet devra s?affirmer avec régularité tout au long de l?année 2003. Sans perdre de temps, au cours d?une saison test pour lui. N?oublions pas que Michael Chang n?était âgé que de 17 ans et demi lorsqu?il conquît sa seule et unique Coupe des Mousquetaires.
Si le tennis français a perdu l?un de ses plus grands champions, en la personne de Cédric Pioline, il peut tout de même sourire face à l?avenir. Ils sont nombreux, derrière, à se bousculer au portillon pour se couvrir de la gloire nationale. Un scénario qui doit plaire à ravir à Guy Forget, qui devrait être à nouveau le metteur en scène des aventures de l?équipe de France de Coupe Davis. Alors, à quand la paire Gasquet/Matthieu en finale de cette prestigieuse compétition ?
17/12/2002
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Edito
Chers net surfers,
La polémique fait rage, quel petite boule ronde fera fureur cette année? La probématique est simple, celle qui fera 750 quelques menus millions d'euros en France l'an prochain avec des écervelés athlètes uniquement vêtus d'autocollants publicitaires qui courent derrière, ou bien plus conventionnellement, celle jaune sur fond bleu, qui prend claque sur claque? Pas n'importe quelles claques, des maouss à 230km/h. Le petit ballon canard, le marginal, le seul de la famille à avoir été bercé dans une couveuse ovale, qui fera la fête tout ce mois-ci pourrait bien figurer aussi... Petite mais costaud, la cadette au coeur de pierre qui mange des baffes à coup de bois 2 ou de Fer 7 a sa place aussi. Et je laisserais le mot de la fin à notre puncheur vénéré Zimzine Zimdamne national pour un remake des pubs Canal -...
Eh oui, c'est la reprise...
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