Deux mois loin des courts n'auront rien changé à la donne du tennis féminin. L'année 2003 a débuté comme s'était achevée la précédente : par une nouvelle finale de Grand Chelem réunissant Serena et Venus Williams. Presque une habitude maintenant'
Comme tout bon prophète qui se respecte, Richard Williams, le papa de Venus et Serena, aura, l?espace de quelques années, prêché dans le désert. Mais, contrairement à certains de ses congénères, l?attente aura été de courte durée avant que sa prophétie ne se réalise. Pour son plus grand bonheur sans doute. Car il paraît déjà loin le temps où bon nombre d?observateurs ahuris de la petite balle jaune lui reprochaient ouvertement son arrogance, voire sa mégalomanie, devant une telle ambition : propulser ses deux filles, Serena et Venus, au firmament de la hiérarchie mondiale. Là même où elles rayonnent aujourd?hui de tout leur éclat.
DES TITRES A OUTRANCE Incroyable réussite que celle de cette famille hors du commun, qui, depuis le début de l?année 2000 a raflé sept titres du Grand Chelem sur douze possibles, n?en laissant que cinq en chemin, trois à Jennifer Capriati et un à Mary Pierce et Lindsay Davenport. Cette suprématie, lentement amorcée vers la fin du second millénaire, a pris des allures de véritable dictature au cours de la saison dernière, coïncidant avec l?avènement de la supériorité de la cadette Serena sur son aînée Venus. Jamais, dans l?histoire du tennis, féminin autant que masculin d?ailleurs, une telle domination familiale n?avait vu le jour. Une domination qui se résume à quelques chiffres, plus édifiants les uns que les autres : en 2002, Vénus et Serena se sont partagées quinze titres sur le circuit, (8 pour Serena, dont trois majeurs, et sept pour Vénus). La cadette n?a concédé que cinq défaites pour cinquante-six victoires, alors que Vénus s?est elle imposée à soixante-deux reprises, ne s?inclinant que neuf fois, dont quatre fois contre? sa s?ur.
Autant dire que celles qui se sont payées le luxe, ne serait-ce que pour quelques heures, de se révolter devant une telle domination, se comptent sur les doigts des deux mains. Monica Seles en Australie, Sandrine Testud à Dubaï, Kim Clijsters à Hambourg et Los Angeles, et Magdalena Maleeva à Moscou ont réussi l?exploit d?accrocher Venus à leur tableau de chasse. Quant à Myriam Shaughnessy à Sydney, Justine Henin à Hambourg, Patty Schnyder à Charleston, Chanda Rubin à Los Angeles et à nouveau Kim Clijsters à Los Angeles, elles peuvent se vanter d?avoir fait chuter Serena. Pas de quoi, apparemment, troubler la sérénité des deux inséparables s?urs.
CLIJSTERS, L'ESPOIR Et pourtant, la menace doit bien exister. Mais de qui pourrait-t-elle venir ? Il semble aujourd?hui que la nouvelle génération soit la mieux placée pour faire valoir ses arguments. A commencer par Kim Clijsters, qui, bon nombre de fois, est parvenue à inquiéter les deux américaines, voire à les battre. La belge, qui restait sur une victoire sur Serena aux Masters de Los Angeles, est à nouveau passée tout près de l?exploit à Melbourne, lors d?une demi-finale où elle s?est détachée cinq jeux à un dans l?ultime manche. Avant de subir l?irrésistible retour de son adversaire. Par son jeu rapide et puissant, s?appuyant sur un physique solide et performant, Clijsters possède toutes les armes pour contrarier l?hégémonie américaine. Reste à accumuler la confiance nécessaire et à effacer ce satané complexe d?infériorité, qui fait si mal dans les moments décisifs. Un complexe qu?Amélie Mauresmo affirme avoir rayé de ses tablettes. Pour son plus grand bien sans doute, puisque la française, capable de varier les effets et les trajectoires, troquant avec facilité son revers coupé pour un coup lifté et inversement, possède peut-être là la solution à ce casse-tête familial. Inutile, en effet, de tenter de rivaliser avec Venus et Serena en puissance pure, dans un domaine où leur dispositions physiques les rendent quasiment intouchables. Intéressant, en revanche, de les emmener dans des rallyes longs et variés, le tout étant qu?elles acceptent de s?y engager.
Clijsters, Mauresmo, mais aussi, Henin, Hantuchova, voilà des noms capables de figurer, un jour ou l?autre, ne serait-ce qu ?en finale des tournois majeures. Pour la plus grande joie de tous ceux qui trouvent lassantes ces réunions de famille répétées les dimanches de finale de Grand Chelem. Des réunions qui n?ont d?ailleurs plus rien d?amical. Si certains ont pu douter un instant de la sincérité des deux s?urs dans l?intensité de leur combat, une telle supposition n?a plus grande raison d?être. Après deux finales de faible qualité, à Roland Garros et à Wimbledon, les deux suivantes, à l?US Open et à Melbourne n?avaient rien d?une partie de plaisir. Pas plus que les regards furibonds de Serena lancés à Venus au c?ur de la bataille ne relevaient de l?affection que toute s?ur est en droit d?attendre de sa cadette.
04/02/2003
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Edito
Chers net surfers,
La polémique fait rage, quel petite boule ronde fera fureur cette année? La probématique est simple, celle qui fera 750 quelques menus millions d'euros en France l'an prochain avec des écervelés athlètes uniquement vêtus d'autocollants publicitaires qui courent derrière, ou bien plus conventionnellement, celle jaune sur fond bleu, qui prend claque sur claque? Pas n'importe quelles claques, des maouss à 230km/h. Le petit ballon canard, le marginal, le seul de la famille à avoir été bercé dans une couveuse ovale, qui fera la fête tout ce mois-ci pourrait bien figurer aussi... Petite mais costaud, la cadette au coeur de pierre qui mange des baffes à coup de bois 2 ou de Fer 7 a sa place aussi. Et je laisserais le mot de la fin à notre puncheur vénéré Zimzine Zimdamne national pour un remake des pubs Canal -...
Eh oui, c'est la reprise...
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