Impérial, l'Argentin Guillermo Coria a survolé l'édition 2003 du tournoi de Stuttgart, où il a remporté son deuxième titre de l'année. Avec la manière !
Un peu en avance sur le prochain carnaval de Cologne, mondialement connu et qui se tient chaque année vers le mois de mars, le carnaval Coria a dû lui aussi époustoufler plus d?un Allemand connaisseur de tennis, à Stuttgart. Dans la ville industrielle capitale du Bade-Wurtemberg, la machine à gagner sur terre battue Coria ne s?est pas enrayée. A l?image d?une finale pliée en trois petits sets, au cours de laquelle le malheureux Tommy Robredo n?a pu grappiller que cinq misérables jeux, s?inclinant 6/2, 6/2, 6/1. Les genoux à terre, Coria ne les a posés qu?au bout d?une remarquable semaine, pour pointer le doigt vers son entraîneur, Alberto Mancini. L?ancien champion Argentin, finaliste sur cette même terre battue allemande en 1991, pouvait jubiler : la démonstration de son élève laissait pantois.
En cinq matches, Coria n?abandonna que 19 jeux, infligeant même au tenant du titre le Russe Mikhail Youzhny, en quart de finale, une double roue de bicyclette, au pays de Mercedes ! Sur la route de son troisième titre, le deuxième cette saison après le Masters Series de Hambourg, l?Argentin domina successivement Paul-Henri Mathieu, David Ferrer, Youzhny donc, Feliciano Lopez et Tommy Robredo. De tous, celui qui résista le mieux à la tornade fut, et c?est une bonne nouvelle, Paul-Henri Mathieu, qui ne céda ??que?? sur le score de 7/5, 6/3. Signe que la confiance revient, lentement mais sûrement. Mathieu fut d?ailleurs le seul tricolore, avec Olivier Mutis, à gagner un match. Sébastien Grosjean, de retour à la compétition après sa superbe demi-finale à Wimbledon, et que le statut de tête de série dispensait du premier tour, fut lui bien terne. Pour ne pas dire inexistant, comme si sa sèche défaite (6/2, 6/1) face à l?Italien Volandri traduisait une certaine envie de prolonger ses vacances.
Il faut dire que l?étape allemande du n°1 français n?était que la conséquence de sa désignation par l?ATP pour participer à ce ?? Gold International Series??. Un mode de fonctionnement qui permet d?assurer la présence de quelques uns des meilleurs mondiaux dans les tournois de catégories dites inférieures. Un système qui peut s?avérer aussi pervers, lorsque le joueur, comme cela semblait être le cas avec Grosjean, a résolument la tête ailleurs. Les deux autres Français, Julien Boutter et Anthony Dupuis s?inclinèrent quant à eux dès le premier tour. A noter également qu?au moment où Richard Gasquet annonçait depuis Paris qu?il renonçait à disputer les qualifications de l?US Open pour engranger des victoires et travailler son jeu sur terre battue dans des tournois Challengers, son ??compagnon d?âge?? Rafael Nadal passait un tour avant de frôler la victoire face au Chilien Gonzalez.
Amsterdam : le coup de Massu ! A Amsterdam, un autre Chilien, Nicolas Massu, âgé de 23 ans, réussit lui un joli coup, en remportant le deuxième titre de sa carrière, après Buenos Aires l?an passé. Sur terre battue également, il domina en finale le Néerlandais Raemon Sluiter, en trois manches, 6/4, 7/6, 6/2. Sluiter avait ainsi remplacé celui qu?on attendait à meilleur fête, le finaliste de Roland Garros Martin Verkerk. La tête de série n°1 ne fit pas long feu, dominée par l?Italien Galimberti, preuve qu?un exploit de taille n?est jamais facile à digérer. Jean René Lisnard, lui, en avait sans doute assez de ne jamais arriver à avaler les gros morceaux qui se présentaient à lui. Largement dominé à Wimbledon et Gstaad, respectivement par Ferrero et Federer, le Cannois à cette fois fait son festin du scalp de la tête de série n°2, le redoutable Argentin Gaston Gaudio, dominé 6/0, 7/6. Malheureusement, il sembla se réveiller le lendemain avec une certaine gueule de bois s?inclinant, avec les honneurs, face à l?Espagnol Hernandez.
Au programme cette semaine Son impressionnante victoire à Stuttgart fait résolument de Guillermo Coria le meilleur joueur du monde sur terre battue, après Juan Carlos Ferrero. A Kitzbühel, les deux hommes auront peut-être la chance de se rencontrer, pas avant dimanche, pour une revanche de la finale de Monte Carlo, où l?Espagnol s?était on s?en souvient montré le plus fort. Les têtes de série n°1 et 2 seront accompagnées en Autriche, entre autres, d?Albert Costa, Rainer Schuettler et Gaston Gaudio. Côté français, Paul Henri Mathieu, Olivier Mutis, Julien Boutter et Anthony Dupuis tenteront de faire vaciller la hiérarchie. Toujours sur terre battue, à Umag, en Croatie, Carlos Moya, double tenant du titre, visera le triplé. Fernando Gonzalez, et Rafael Nadal ne l?entendront pas de cette oreille, quand Jean-René Lisnard voudra confirmer sa belle semaine allemande.
Très loin de là, aux Etats Unis, certains préféreront débuter dès à présent leur tournée sur le ciment Américain. A Indianapolis, où Greg Rusedski s?était imposé l?an passé, Andy Roddick, Paradorn Srichaphan et Sjeng Schalken feront figure de favoris. A suivre côté tricolore, Cyril Saulnier, Jérôme Golmard, Nicolas Thomann et Grégory Carraz, récent demi-finaliste à Newport.
Côté féminin Après leur belle victoire face à l?Espagne en quarts de finale de la Fed Cup, les Mauresmo, Dechy, et autres Cohen Aloro s?octroieront un peu de repos. Marion Bartoli, elle, sera de la partie à Stanford, où la tenante du titre Venus Williams, qui soigne toujours sa blessure abdominale, ne pourra défendre ses chances. Serena, initialement inscrite, s?est quant à elle retirée au tout dernier moment, son genou gauche la faisant souffrir. Kim Clijsters et Jennifer Capriati, en l?absence des deux premières joueuses mondiales, feront donc figure de grandes favorites.
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Edito
Chers net surfers,
La polémique fait rage, quel petite boule ronde fera fureur cette année? La probématique est simple, celle qui fera 750 quelques menus millions d'euros en France l'an prochain avec des écervelés athlètes uniquement vêtus d'autocollants publicitaires qui courent derrière, ou bien plus conventionnellement, celle jaune sur fond bleu, qui prend claque sur claque? Pas n'importe quelles claques, des maouss à 230km/h. Le petit ballon canard, le marginal, le seul de la famille à avoir été bercé dans une couveuse ovale, qui fera la fête tout ce mois-ci pourrait bien figurer aussi... Petite mais costaud, la cadette au coeur de pierre qui mange des baffes à coup de bois 2 ou de Fer 7 a sa place aussi. Et je laisserais le mot de la fin à notre puncheur vénéré Zimzine Zimdamne national pour un remake des pubs Canal -...
Eh oui, c'est la reprise...
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