Coup de tonnerre avec l'élimination du tenant du titre et tête de série n°1 Lleyton Hewitt par le Croate Karlovic. Mais l'onde de choc ne s'est guère propagée aux autres favoris, Roddick, Federer et Schalken franchissant sans encombres le 1er tour.
Jouer un qualifié d?entrée de tournoi n?est jamais chose aisée. Pour Lleyton Hewitt, ce fut même carrément mission impossible. L?Australien n?aura donc pas mis longtemps à rendre sa couronne, 2 heures et 24 minutes exactement, devenant ainsi le premier tenant du titre depuis Manuel Santana en 1967 à se prendre les pieds dans le tapis vert si précipitamment. Le bourreau de l?Espagnol était Charlie Pasarell, celui de l?Australien se prénomme Ivo Karlovic, croate et 203ème mondial de son état. Né à Zagreb le 28 février 1979, Karlovic, passé professionnel en 2000, culmine à 2,08m. Une montagne que n?a pu franchir Lleyton Hewitt.
Qui l?eût cru ? L?escalade avait pourtant commencé de fort belle manière, prenant même des allures de promenade du dimanche lorsque le tenant du titre empochait la première manche 6/1 après 19 minutes seulement. Du haut de sa grande taille, c?est bien Karlovic qui manquait d?oxygène. Tétanisé à l?idée de jouer son premier match dans le tableau final d?un Grand Chelem sur ce Centre Court qui avait vu tant d?exploits, à commencer par celui de son illustre aîné Goran Ivanisevic, le Croate accumulait les doubles fautes, concédant son engagement à trois reprises. Bien trop pour un joueur dont la mise en jeu demeure l?arme principale, comme l?avaient démontré la veille ses 44 aces réussis lors de son tour qualificatif contre l?Italien Pescosolido. N?utilisant que très peu les angles potentiels que lui offre sa grande taille, Karlovic ne gênait pas le moins du monde un Hewitt tranchant qui se régalait, en retours comme en passings, se payant même le luxe de quelques lobs bien touchés.
Cinq balles de break et une de set... Et les choses ne s?arrangeaient guère en début de seconde manche, l?Australien se procurant cinq nouvelles balles de break, aux deuxième et quatrième jeux. Il ne les convertit pas. Mal lui en prit. Car, retrouvant peu à peu ses esprits, le Croate se mit dès lors à mieux servir et volleyer. Hewitt eut bien encore sa chance lorsqu?il obtint une balle de set à 5 jeux à 4 en sa faveur : mais un retour décentré de coup droit sur une seconde balle la gâcha. Quelques minutes plus tard, c?est Karlovic qui regagnait sa chaise avec le set en poche, arraché au tie-break, 7 points à 5. Perturbé sans doute d?avoir laissé passer les multiples occasions de prendre définitivement le large, Lleyton Hewitt renoua alors avec le tennis beaucoup plus hésitant qu?on lui avait vu pratiquer deux semaines plutôt au Queen?s et qui lui avait fait perdre un trophée dont il était pourtant triple tenant du titre. Particulièrement friable en coup droit, sur lequel il multipliait les fautes directes, l?Australien se retrouvait en plus ballotté d?un carré de service à l?autre par un engagement adverse de plus en plus performant. Karlovic enchaînait les aces et prenait confiance dans les échanges, venant même chatouiller la tête de série n°1 dans un registre où il excelle pourtant d?habitude. Il n?en fallait pas plus pour que le Croate se détache à 3/1 sur sa première balle de break, bien aidé certes par une double faute adverse. Un avantage qu?il allait parvenir à conserver pour s?imposer 6/3 dans la troisième manche.
Quand la motivation ne suffit plus Hewitt avait beau s?encourager de la voix et du geste, remontant furieusement sa chaîne en or et trépignant dans l?attente du service adverse, son titre lui glissait entre les doigts. Il le laissa même définitivement filer à 4 jeux partout dans le quatrième set lorsqu?il concéda son engagement. La minute trente de repos qui suivit était pour l?Australien la dernière de ce Wimbledon 2003. Quelques instants après, un ultime service gagnant lui faisait définitivement rendre les armes. Karlovic, lui, pouvait manifester sa joie, assez discrètement en fait, comme si la teneur de l?exploit et l?atmosphère chargée d?histoire du Centre Court le rattrapaient à nouveau. Trop tard pour Hewitt.
L?exception australienne Si la surprise Karlovic fut de taille, elle n?en demeura pas moins la seule de cette première journée des Internationaux de Grande-Bretagne. Andy Roddick ne laissa en effet pas la moindre chance au très expressif Davide Sanguinetti, sèchement dominé 6/2, 6/3, 6/3 alors que Roger Federer, récent vainqueur à Halle prit le meilleur sur le Coréen Hyung Taik Lee, également en trois sets, 6/3, 6/3, 7/6. La finale victorieuse disputée dimanche à S?Hertogenbosch ne semble pas avoir pesé trop lourd dans les jambes de Sjeng Schalken, facile vainqueur du Britannique Arvind Parmar, 6/3, 6/4, 6/1. Rainer Schuettler, Paradorn Srichaphan et Gustavo Kuerten complètent la liste des têtes de série sorties indemnes de leur premier test londonien. Une liste où ne manquent d?ailleurs à l?appel que Gaston Gaudio (tête de série n°29) dominé par le jeune Américain Mardy Fish et Fernando Gonzalez (n°19), dont le coup droit dévastateur n?a guère inquiété l?Autrichien Jurgen Melzer qui s?imposa finalement sans trembler en trois sets, 6/3, 6/4, 7/6.
Cyclisme, ski, tennis, handball, natation, rugby ou athlétisme n'ont aucun secret pour vous? Vous êtes un fan inconditionnel de football ou de basket? Vous souhaitez partager votre passion pour vos sportifs préférés? Devenez rédacteurs Esseclive pour la rubrique Sport!
Contactez Sylvain ! Vous pouvez nous envoyer vos articles en les postant directement à cette adresse.
Edito
Chers net surfers,
La polémique fait rage, quel petite boule ronde fera fureur cette année? La probématique est simple, celle qui fera 750 quelques menus millions d'euros en France l'an prochain avec des écervelés athlètes uniquement vêtus d'autocollants publicitaires qui courent derrière, ou bien plus conventionnellement, celle jaune sur fond bleu, qui prend claque sur claque? Pas n'importe quelles claques, des maouss à 230km/h. Le petit ballon canard, le marginal, le seul de la famille à avoir été bercé dans une couveuse ovale, qui fera la fête tout ce mois-ci pourrait bien figurer aussi... Petite mais costaud, la cadette au coeur de pierre qui mange des baffes à coup de bois 2 ou de Fer 7 a sa place aussi. Et je laisserais le mot de la fin à notre puncheur vénéré Zimzine Zimdamne national pour un remake des pubs Canal -...
Eh oui, c'est la reprise...
Le magazine du mois
Les titres de la presse
L'Equipe.fr
Retrouvez toute l'actualité sportive sur l'Equipe.fr