Le choc entre les deux hommes forts sur herbe cette année a tourné court. Roger Federer, impressionnant et intraitable, a complètement dominé Andy Roddick en trois petits sets, 7/6, 6/3, 6/3.
Le sourire aux lèvres ? comment ne l?aurait-il pas ? - son bandeau blanc dans une main, sa raquette dans l?autre, Roger Federer savoure l?ovation d?un Centre Court conquis. Sa joie est simple, déconcertante, à l?image du récital qu?il vient de dérouler sans effort apparent, et qui a complètement pris de court son adversaire du jour, Andy Roddick.
Une affiche alléchante... L?affiche valait pourtant le détour. Pour l?un des deux, de l?Américain ou du Suisse, une belle série allait s?interrompre. Federer et Roddick s?étaient en effet présentés au All England Club fort de leur invincibilité sur herbe, le Suisse s?étant octroyé le titre à Halle quand l?Américain triomphait, à Londres déjà, sur les courts du Queen?s. Une trajectoire parallèle qui remontait même à Roland Garros, où les deux porte drapeaux de la jeune génération s?était inclinés, à un jour d?intervalle, au premier tour. Un échec auquel n?avait pas résisté la collaboration d?Andy Roddick et de son entraîneur, Tarik Benhabiles. C?est donc épaulé par son nouveau mentor et ancien coach d?Andre Agassi, Brad Gilbert, que Roddick pénétrait sur le Centre Court, quelques minutes seulement après la lourde défaite de Sébastien Grosjean face à Mark Philippoussis. Ce dont était loin de se douter l?Américain, c?est qu?il allait s?incliner sur le même score, détail suffisamment rare pour être souligné, face à un éblouissant Roger Federer.
...qui tourne court. La partie débutait sur un bon rythme. Les deux hommes remportaient leur mise en jeu, mais l?avantage était à Federer, plus performant à l?échange dès que celui-ci s?engageait. Presque logiquement, c?était au jeu décisif qu?allait se jouer ce premier set. Un tie-break où les deux protagonistes eurent, tour à tour, l?occasion de virer en tête, avec l?avantage psychologique que cela pouvait représenter. Roddick obtint en effet une balle de set, à 6 points à 5 en sa faveur. Occasion qu?il dilapida, ratant un coup droit pourtant presque immanquable à son niveau. Federer, qui avait déjà laissé filer un mini-break gagné en début de jeu décisif, n?en demandait sans doute pas tant. Quelques instants plus tard, il menait une manche à rien, 7/6.
Le festival Roger Libéré par cette avance d?un set, le Suisse débuta alors un festival de coups gagnants, plus somptueux les uns que les autres, et surtout, remarquables de facilité et de décontraction. Comme par magie, la crème du tennis sortait de son bras. Celui de Roddick était moins efficace au service, comme en témoignent les quatre aces ? seulement ! ? servis dans cette rencontre. La sanction ne se fit pas attendre, le Suisse réussissant le break pour se détacher 4 jeux à 2. L?illustration la plus fidèle du talent de ce jeune homme prit la forme d?un échange formidable, lui donnant le deuxième set 6/3. En quelques coups de raquettes, il mit Roddick à plusieurs mètres de la balle, avançant sur chaque frappe, profitant de sa fluidité et d?une vitesse de bras hors norme.
Mené deux manches à rien, Roddick ne pouvait guère espérer mieux qu?une accalmie dans la tempête qu?il subissait depuis la fin de la première manche. Mais Federer, toutes voiles dehors, ne lui en donna pas l?occasion. A 5 jeux à 3 en sa faveur, sur le service adverse, un passing de coup droit croisé en bout de course lui offrit une balle de match. Roddick, courageux, repoussa l?échéance, avant de devoir céder une nouvelle fois son engagement, quelques instants plus tard.
Des statistiques exceptionnelles 7/6, 6/3, 6/3, la défaite était aussi lourde que le c?ur de Federer pouvait être léger à l?issue de ce match quasi parfait. Lui, réputé moins bon serveur que Roddick, venait d?aligner 17 aces contre 4, nous l?avons dit, à l?Américain. Surtout, il avait par 61 fois trouvé le point gagnant, commettant seulement 12 petites fautes directes. Peter Lündgren pouvait être fier de son élève, tout comme Tarik Benhabiles de son ancien poulain, pour tout le travail accompli au cours de leur collaboration. Brad Gilbert, lui, derrière ses lunettes de soleil, broyait du noir.
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Edito
Chers net surfers,
La polémique fait rage, quel petite boule ronde fera fureur cette année? La probématique est simple, celle qui fera 750 quelques menus millions d'euros en France l'an prochain avec des écervelés athlètes uniquement vêtus d'autocollants publicitaires qui courent derrière, ou bien plus conventionnellement, celle jaune sur fond bleu, qui prend claque sur claque? Pas n'importe quelles claques, des maouss à 230km/h. Le petit ballon canard, le marginal, le seul de la famille à avoir été bercé dans une couveuse ovale, qui fera la fête tout ce mois-ci pourrait bien figurer aussi... Petite mais costaud, la cadette au coeur de pierre qui mange des baffes à coup de bois 2 ou de Fer 7 a sa place aussi. Et je laisserais le mot de la fin à notre puncheur vénéré Zimzine Zimdamne national pour un remake des pubs Canal -...
Eh oui, c'est la reprise...
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