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Du côté des favoris

Les têtes de série se rebiffent !

Sur les dix premières têtes de série masculines, seules deux, Hewitt (n°1) et Coria (n°7) manquent à l'appel à la veille des huitièmes de finale.


Est-ce le fait d?avoir perdu si tôt leur ??leader??, l?Australien Lleyton Hewitt, qui a aidé à se rebiffer les têtes de séries contre la tentative de déstabilisation de la hiérarchie mondiale ? Toujours est-il qu?au pays de la monarchie, l?ordre règne. Ce Wimbledon que certains annonçaient comme l?explosion de l?élite mondiale sous les pressions répétées du ??tennis d?en bas?? prend bien au contraire des allures de sérieuse reprise en main du contrôle des opérations par les leaders de la discipline. Un chiffre illustre parfaitement ce retour à la logique : à la veille des 1/8ème de finale, sur les dix premières têtes de série, seul Lleyton Hewitt s?est éclipsé prématurément, accompagné de Guillermo Coria sans que l?on puisse vraiment parler de surprise pour ce dernier, tant le gazon lui est parfaitement étranger. L?année dernière, elles n?étaient plus que deux à ce stade de la compétition, Henman et ... Hewitt !

Les papis se portent bien
Si les favoris semblent à leur aise, les ??vétérans?? de la discipline ne le sont pas moins. Quelle santé ! Hier, sur le Centre Court, Andre Agassi, 33 ans, et Younes El Aynaoui, 31, ont offert aux Britanniques la preuve que le nombre des années n?avaient aucunement altéré leur envie et leurs capacités. Pendant 3h15, sous une chaleur torride, ils se sont dépensés sans compter. Comme lors de leur dernière opposition, à Miami cette année, le spectacle fut de toute beauté. Et comme à Miami, Agassi s?en tira finalement, en quatre sets cette fois, 5/7, 6/4, 7/6, 7/6. El Aynaoui pouvait sans doute regretter de n?avoir converti qu?une seule des neufs balles de break qui se sont offertes à lui. Tout avait pourtant bien commencé pour le Marocain qui, sous les yeux de son compatriote et ami Hicham Arazi, avait réussi le break à 5 jeux partout dans la première manche, avant de conclure sur son service, 7/5 en 45 minutes. L?opposition, de fond de court essentiellement, était rude. Les coups fusaient, les rallyes s?enchaînaient et, à ce petit jeu, c?est Agassi qui se montrait le meilleur pour revenir à une manche partout, 6/4.

Le premier tournant du match intervint sûrement à 6 jeux partout dans la troisième manche. Une attaque de coup droit du Marocain flirta avec les limites du court, mais de façon si discrète que l?arbitre de chaise estima même que son juge de ligne, qui n?avait pas bronché, était bon pour aller faire un petit tour chez l?opticien du coin. Pour lui, cette balle était bien faute. Un temps déconcentré, El Aynaoui perdit ses deux engagements. Il avait laissé filé Agassi, et ne le reverrait pas, l?Américain virant en tête deux manches à une. Le scénario du quatrième set n?était guère différent. Maître de leur mise en jeu, preuve qu?il n?est guère besoin de balancer des missiles au delà des 200 km/h pour tenir son engagement, les deux hommes se retrouvaient à 6 jeux à 5 en faveur d?El Aynaoui, service Agassi.

C?était là le second tournant du match, le dernier. Menant 40 à rien sur le service de l?Américain, El Aynaoui se laissa embarquer dans un nouveau jeu décisif. Comme souvent au tennis, les occasions non saisies au vol coûtent cher quelques instants plus tard. Le Marocain l?apprit à ses dépens, laissant Agassi s?imposer en quatre manches. Le poing serré en direction de son clan, et de Madame Graf, une belle mère toute acquise - et ce n?est pas une mince performance pour Agassi - à la cause de son gendre, l?Américain jubilait.

Philippoussis impressionne
Sans doute cette victoire est-elle déjà loin dans l?esprit d?Agassi qui pense sûrement à son prochain match, contre le colosse Philippoussis. Hier, la puissance australienne a eu raison de la science tchèque de Stepanek. Les calculs de ce dernier ne sont montrés probants que le temps d?un set remporté 6/4, avant de voler en éclats face à un adversaire qui ne s?embarrasse guère des principes mathématiques. Tout juste lance-t-il parfois un coup d??il vers le radar, afin de contrôler la vitesse de son engagement. Trente trois aces certes, mais, fait nouveau chez Philippoussis, une capacité à tenir l?échange bien supérieure à celle à laquelle il nous avait habitués. Reste que la cadence imposée par Agassi sera sûrement tout autre que celle imprimée par Stepanek. Amateur d?opposition de style, ce match est fait pour vous.

Nalbandian finit par passer
Autre favori au rendez-vous des 1/8ème de finale, David Nalbandian. L?Argentin est sorti vainqueur du marathon du jour, couru sur 4h30, en compagnie de Karol Kucera. Le Slovaque fait partie de ces joueurs tellement irréguliers qu?ils peuvent, dans un bon jour, venir à bout de n?importe qui. Prenant la balle très tôt et la frappant à plat, Kucera est par conséquent un sérieux client sur gazon. Et hier, le Slovaque s?était visiblement levé du bon pied. Mené deux manches à une, Nalbandian finit par s?en sortir, 6/4, 5/7, 6/7, 6/4, 6/2.

La journée fut plus tranquille pour Tim Henman, facile vainqueur du jeune Suédois Robin Soderling, 6/3, 6/1, 6/4. Juan Carlos Ferrero poursuit lui son aventure sur gazon, après avoir disposé, en quatre manches de l?Arménien Sargis Sargsian, 6/4, 6/4, 2/6, 6/4. Cap maintenant sur Sébastien Grosjean !


30/06/2003


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Chers net surfers,

La polémique fait rage, quel petite boule ronde fera fureur cette année? La probématique est simple, celle qui fera 750 quelques menus millions d'euros en France l'an prochain avec des écervelés athlètes uniquement vêtus d'autocollants publicitaires qui courent derrière, ou bien plus conventionnellement, celle jaune sur fond bleu, qui prend claque sur claque? Pas n'importe quelles claques, des maouss à 230km/h. Le petit ballon canard, le marginal, le seul de la famille à avoir été bercé dans une couveuse ovale, qui fera la fête tout ce mois-ci pourrait bien figurer aussi... Petite mais costaud, la cadette au coeur de pierre qui mange des baffes à coup de bois 2 ou de Fer 7 a sa place aussi. Et je laisserais le mot de la fin à notre puncheur vénéré Zimzine Zimdamne national pour un remake des pubs Canal -...

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