Gens de Séoul
le 29/09/2006 - par Il n'y a pas de commentaire, soyez le premier à réagir !Texte Oriza Hirata. Mise en scène Arnaud Meunier.
La pièce
Les bienfaits du colonialisme
Le Japon s'apprête à annexer la Corée. À Séoul, été 1909, chez les Shinozaki, une famille de colons japonais, on s'inquiète, on s'interroge, on se rassure. Un vaisselier, un buffet et sept chaises dessinent sur le plateau les points cardinaux de l'action. Dans cet espace d'apparence ordinaire, une vingtaine de personnages, dont les serviteurs coréens, un étudiant au pair, des ouvriers et des illusionnistes se déplacent, passent, s'arrêtent, parlent, selon des mouvements chorégraphiques précis.
Farce méchante à la langue ciselée, au dialogue efficace et virulent, Gens de Séoul s'attaque à l'arrogance colonialiste, à la « bien-pensance » et aux réflexes d'un racisme domestique. On cause habitudes alimentaires, choix vestimentaires, couleurs de peau et arts poétiques. « Si on lui offre la culture, explique Aiko, n'importe quel pays est capable d'avoir une littérature. Même la Corée. »
Pierre Notte
Les infos pratiques
Du 5 au 28 Octobre 2006, 20h30/ dimanche 15h / Relâche lundi.
Théâtre National de Chaillot, Salle Gémier, métro Trocadéro
Tarifs : tarif jeune non abonné : 12€
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