Les Directeurs, de Daniel Besse au théâtre de poche Montparnasse
le 18/07/2002 - par Jack Il y a 2 commentaires. Réagissez vous aussi !Critique du monde de l'entreprise, au travers des directeurs d'une boite d'armement
Ils ont déjà reçu deux Molières. C'est à se demander si les jurys des Molières sont honnêtes ou s'ils adjugent les statuettes en fonction de la facilité de la pièce. L'adjectif est clair : la pièce s'appuie sur les préjugés, parfois vrais, selon lesquels les directeurs sont de véritables loups, sans vergogne et sans morale. Ceci ne fait évidemment qu'attiser les rivalités qui vont jusqu'à l'insurmontable. La pièce aurait pu être bien. Les caractères sont bien définis, chacun jouant un rôle bien spécifique, du bel homme macho au président amateur de vin en passant par le jeune financier rigoureux et, seul parmi tous, honnête. La démonstration est la suivante : si on veut réussir, il faut tricher. La morale est honteuse, et les acteurs ne sont même pas à la hauteur de cette bêtise, excepté le macho, dont la vulgarité n'a d'égal que le mauvais jeu de Grenelle, la soi-disante (ils auraient tout de même pu choisir quelqu'un d'autre) pin-up du groupe. Mais voilà, quand il n'y a plus d'acteurs, quand le scénario est absent, quand les dialogues sont vulgaires, quand la critique se trompe de chemin dans la mesure où elle fabule au lieu de charmer, que reste-t-il ? Un décor. Le seul intérêt, quoique relatif, de la pièce. Sobre, assez joli, typique des pages du catalogue Ikea. Comme quoi, les valeurs sûres restent
toujours les mêmes.
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2 commentaire(s)
J'avais au contraire conservé un si bon souvenir de cette pièce que je me suis précipité pour voir le film "Erreur de la banque en votre faveur" dans l'espoir d'y retrouver Philippe Magnan dans un rôle semblable et dans une ambiance assez voisine. Je n'ai pas non plus été déçu.
par Vincent, le 2009-04-12 10:08:14
Il y avait longtemps que je n'avais pas lu autant de "sottises" de la part d'un critique qui je pense, n'a pas vu une grande entreprise depuis longtemps.
Ancien d'un groupe français de presse et d'armement dont je tairai le nom j'ai souvenir au contraire d'une peinture si vraie qu'elle faisait froid dans le dos.
par Christophe l'Her, le 2009-09-22 18:42:00
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