Il campiello
le 29/09/2006 - par Il n'y a pas de commentaire, soyez le premier à réagir !Di Carlo Goldoni. Goldoni sait dépeindre à merveille la vie de quartier, en s'inspirant de la Comedia dell'arte, autour d'une courette. Un autre exemple du genre. Souvenez-vous de La Locandiera l'an dernier au théâtre Antoine. Les fans seront ravis de renouveller l'expérience autour de la mise en scène de Jacques Lassalle, avec Denis Podalydès.
La pièce
Véritable « personnage » goldonien, ce campiello (petite place en dialecte vénitien) sert de décor unique à une comédie joyeuse et populaire où défile une galerie de personnages tous plus truculents les uns que les autres.
Il y a là deux jeunes filles qui n'ont pas la langue dans leur poche, Gnese et Lucietta qui se disputent les faveurs de deux galants, Anzoletto et Zorzetto ; Gasparina qui attend l'amour ; le Chevalier, jeune bourgeois napolitain ruiné qui lance à qui veut l'entendre un hymne à la gaieté et à l'amour. Les « vieux », eux, n'ont rien perdu de leur énergie : entre Orsola, la vendeuse de beignets, Pasqua et Catte, deux mégères qui n'ont de cesse de marier leurs filles pour retrouver un époux, les quolibets vont bon train.
Sur fond de carnaval, et malgré les frimas de l'hiver vénitien, tout ce petit monde se chamaille, crie, s'amuse, joue, sur cette place, transformée tour à tour en tripot, en théâtre de rue, en scène collective où la vie quotidienne gagne ses lettres de noblesse.
Écrite en 1756, la pièce contient des évocations de la commedia dell'arte déjà lointaine, mais aussi et surtout l'ébauche d'un théâtre populaire plus construit où la rue sert de cadre à une comédie sentimentale qui voit les classes sociales, les générations et les particularités régionales s'entremêler joyeusement.
Les infos pratiques
Du 16 Septembre au 31 janvier 2007, en alternance, Salle Richelieu.
Soirée à 20h30 - Matinée à 14h.
Pour en savoir plus (mise en scène, distribution, calendrier et tarfis) : le site.
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