Juliette ou la clé des songes
le 26/01/2006 - par none Il n'y a pas de commentaire, soyez le premier à réagir !Michel, commis-voyageur en librairie, se trouve un jour dans un petit port du Sud de la France. Il entend, par une fenêtre ouverte, une voix féminine chanter une chanson d’amour. S’approchant, il aperçoit une ravissante jeune fille. De retour à Paris, ce souvenir lui revient sans cesse. Trois ans plus tard, il revient dans la petite ville, à la recherche de la jeune fille.
L'oeuvre
Juliette ou la clé des songes est tiré d'une pièce de Georges Neveux, qui avait été créée avec scandale en 1930, à Paris, avec l'actrice Falconetti (la Jeanne d'Arc du film de Dreyer) dans le rôle-titre. Chez les surréalistes, groupe auquel appartenait Neveux et dont Martinu se sentait proche, le culte de la femme était largement célébré et, à ce titre, Juliette constitue incontestablement une figure mythique, voire mystique : la femme dans sa jeunesse et sa beauté, peut-être un rêve inaccessible. Martinu comprit très vite tout ce qu'il pouvait tirer de cette pièce où l'ambiguïté, le flou, l'inexpliqué et le rêve tiennent une place essentielle. Et très vite, il adapta lui-même le texte, le traduisit en tchèque et composa la musique, alors même que Kurt Weill avait manifesté son intérêt pour le sujet.
Dans Juliette, les scènes pittoresques et fantaisistes alternent avec les scènes graves et tendres. Et la musique permet de rentrer dans ce monde absurde, cette invraisemblance, «de sorte qu'au lieu d'entrer dans le rêve, c'est le rêve qui se fait quotidien, devient notre propre réalité » (Guy Erismann). Tout, d'ailleurs, se situe dans cet entre-deux : la musique, qui mêle des pages de grande poésie avec des séquences plus prosaïques, comme le chant, qui passe imperceptiblement du parlé au chanté. Cette oscillation permanente déséquilibre les sens et maintient l'auditeur dans le mystère de l'onirisme.
En savoir plus (les lectures avant le spectacle, le compositeur, le résumé, etc.)
Les infos pratiques
Opéra Bastille | Première 3 février 2006 20H
Représentations 6, 10, 13, 16 février 2006 20h
Durée du spectacle 2h30 avec 2 entractes
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