Dona rosita la célibataire ou le Langage des fleurs aux Amandiers (Nanterre)
le 07/02/2006 - par Anaïs Il y a 3 commentaires. Réagissez vous aussi !Curieux spectacle. De la part de Mathias Langhoff, on ne s’attendait certes pas à quelque chose d’ordinaire. Pour autant, si l’on se trouve indubitablement en face d’un travail original, le bilan est très mitigé.
Cela faisait longtemps que Langhoff, qui commence à avoir l'habitude de travailler sur des textes de langue espagnole, avait des comptes à rendre avec Lorca ; la dimension d'hommage rendu à l'incontournable andalou apparaît à travers des images d'archives, le sourire de Lorca, projeté sur un rideau qui se découvre vocation d'écran.
La tante de Rosita (Agnès Dewitte) commence mal : gueularde, brusque ; sa scène avec le cousin est sans finesse.
Puis viennent les moments où Langhoff lâche tout, et où se produit ce qui devrait avoir lieu tout du long : la mayonnaise prend. Le spectateur se trouve embarqué dans un vaste délire, farce, musique et danse se mélangent pour donner lieu à un grand n'importe quoi du plus bel effet. On donnera un coup de chapeau tout spécial à Gilles Privat, chantre de la modernité puis mère de trois laiderons habillées comme des boîtes à dragées. De même, si la deuxième partie du spectacle est plutôt pesante dans l'ensemble, peu rythmée et peu convaincante, la bonne surprise vient en « bonus track », après les saluts, avec le « rêve de la nourrice », un quart d'heure surréaliste (Salvador Dali était un grand ami de Lorca), burlesque et truculent à souhaits.
3 commentaire(s)
Ce spectacle était magnifique, bouleversant, avec une intensité que l'on voit rarement malgré cet article mi-figue, mi-raisin. Il m'est malheureusement difficile de le critiquer de manière argumentée tellement je suis restée ébahie... Mais c'est à voir, définitivement. Et avant de critiquer ainsi ce magnifique spectacle, évite de faire des fautes d'orthographe, car Langhoff, lui, n'en a fait aucune. La poésie du texte était bien là, mais, je crois, tu as du mal avec ce qui concerne le langage vu ta critique de Coda, du Théâtre du Radeau, spectacle que tu n'as absolument pas compris... Renseigne-toi un peu sur leur travail et leurs objectifs, cela t'instruira sûrement beaucoup. Pour revenir à Langhoff, "les froufrous et la saturation de l'espace" sont le témoin d'une culture, d'une époque, mais aussi d'une esthétique. Ce n'est pas seulement rococo, cela est signifiant, au même titre que la métaphore filée de la robe que tu as bien relevée. Mais c'est vrai que l'épuration du décor comme le parfum de la rose qui s'évapore lentement, comme les rêves envolés et témoin d'une époque révolue, c'est un peu moins évident à comprendre qu'une robe qui, simplement, change de couleur au fil des parties. Je me suis d'ailleurs demandée si cela n'avait pas été fait en partie pour les gens qui n'auraient pas bien compris, ou du moins qui ne comprendraient pas le reste de la pièce.
Enfin, je dirai que les acteurs étaient vraiment bons, et tous emprunts d'une très belle énergie, histoire de contrebalancer un peu ces critiques au niveau du rythme. Dire que la première partie était molle est tout à fait inexact.
Mention spéciale au son, qui a été un véritable bonheur dans cette pièce. Nous avons pu assiter au changement de paysage sonore qui s'est produit, dans notre monde occidental, à la charnière des deux derniers siècles, nous suggérant ainsi tout ce que cela à engendré (lisez à ce propos Le Paysage sonore, de M. Shaffer). Et l'environnement sonore créé grâce à la scénographie, aux costumes et aux accessoires, ainsi que par les comédiens était d'une rare finesse... Une conception sonore globale vers laquelle le théâtre devrait tendre... Quelque peu déçue de ne pas t'entendre parler du son, puisque ta critique véhémente de Coda à ce propos m'avait fait penser que tu t'y interessais. En fait non, tu ne le comprends pas et c'est tout.
"A découvrir absolument" (sans l'ironie de Diabologum)
par Mélissa, le 2006-05-25 12:00:00
Chère Mélissa,
pourquoi ne pas répondre à l'article sans attaquer personnellement son auteur? je trouve que cela étouffe ton propos, au demeurant très intéressant. L'agressivité n'est jamais un gage de pertinence.
(PS : étonnée d'ailleurs que tu aies trouvé "véhément" mon texte sur Coda, qui n'exprimait pas d'avis ni positif ni négatif)
par Anaïs, le 2006-05-30 11:11:00
Serait il possible de me procurer le texte du troisieme acte de cette piece? hispanophone, Je tente une traduction libre de l'oeuvre de Garcia Lorca et toutes les évenements ou cet oeuvre a été produite et revisité m'intéressent. Si vous pouvez m'orienter veuillez me contacter sur myrblla@hotmail.com, ou lili_bonilla@yahoo.es merci beaucoup
par bonilla, le 2010-10-07 16:45:00
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