Lundi 18 Avril 2011

le 24/04/2011 - par Claire Il n'y a pas de commentaire, soyez le premier à réagir !

L'aventure new yorkaise d'UN'ESSEC continue: rencontre avec le représentant albanais à l'ONU!

Lundi 18 Avril 2011

 

 

8h30, le jour s'est levé sur New York, le soleil brille et une réunion au sommet se prépare en chambre 3706, l'objectif ? Une réunion prévue avec le représentant de l'Albanie aux Nations-Unies, M. Ferit Hoxha Nos fellow delegates à peine réveillés organisent les différents sujets qui devront être abordés : Transition démocratique, politique intérieure, relations extérieures etc.

 

10h15, quelques stations de métro plus tard, nous voilà arrivés à la mission permanente de l'Albanie à New York, accueillis très chaleureusement par le représentant aux Nations-Unies nous nous installons et ouvrons les discussions. Le ton est informel, une fois le programme de nos questions annoncé M. Ferit Hoxha nous retrace sa carrière de ses études de philologie en Albanie jusqu'à son métier d'ambassadeur en passant par ses années aux Pays-Bas, aux Etats-Unis, à Londres et à Paris. M. nous fait alors partager son regard critique sur l'ONU, ce géant au pied d'argile. L'ONU est en effet un outil merveilleux en ce qu'elle est le lieu unique d'échanges libres et égaux entre les 192 pays du monde cependant, dans un monde en évolution permanente et si rapide, la lenteur de ses négociations et l'ampleur des tâches administratives viennent assombrir ce tableau. Pour M. Ferit Hoxha Il est important aujourd'hui que l'ONU, mise en place en 1945 avec seulement une cinquantaine de pays, sache s'adapter à un paysage désormais très différent.

 

10h40, après cette introduction nous entamons le cœur des questions géo-politique concernant l'Albanie. Nous commençons tout d'abord par le sujet prédominant dans la politique albanaise,  leur désir d'intégration à l'Union Européenne. D'après M. Ferit Hoxha toute décision en Albanie prise est dans une visée d'adhésion à la politique communautaire. Le seul problème que rencontre l'Albanie selon la commission européenne est le format de ses élections. En effet, depuis les années 90 aucune élection n'a été « parfaite » : les albanais sont bien trop fiers pour accepter la défaite et ont le sang chauds !

Nous enchaînons sur des sujets plus précis, qui concernent directement les négociations que nous allons mener lors de la simulation : que pense l'Albanie de la propriété intellectuelle concernant les traitement du sida ? Avec les évènements au Japon, souhaite-t-elle toujours se doter de l'énergie atomique ? Quelles mesures prend-t-elle contre le trafic de drogue et d'armes légères ?

 

12h, nous quittons la mission permanente de l'Albanie. Il ne faut pas s'attarder, à 12h30 nos déléguées du comité sur le Traité de Non-Prolifération Nucléaire ont déjà un déjeuner informel avec l'Arménie et quelques autres pays non-nucléaires, les négociations n'attendent pas ! Et nous n'avons que quelques heures pour préparer la prochaine session, lire les position papers des autres pays (documents que tous les pays ont préparé au mois de mars expliquant leur position sur chacun des sujets) afin d'établir notre stratégie.

 

14h30, les négociations reprennent dans les différents comités. Pendant les périodes de caucus les alliances se forment, et, assis parterre, l'ordinateur sur les genoux, les délégués commencent à  rédiger les working papers. Il leur faut aussi trouver des sponsors et des signataires, c'est-à-dire des pays qui soutiennent leurs propositions de texte, car, pour qu'un working paper soit accepté, il doit être signé ou sponsorisé par un tiers des pays présents.  Les délégués mènent alors une vraie campagne et redoblent d'argument pour convaincre les délégués de les soutenir !

 

22h30, une délégation demande de suspendre les négociations jusque demain matin. Nous commençons en effet à fatiguer ; nous nous sommes vite rendu compte que la vie de diplomate n'est pas de tout repos ! Singapour s'est même senti obligé de tester notre attention en entamant son discours par « Honorable Chair, fellow delegates, good morning ! ».

 

A suivre...

 

 

 


0 commentaire(s)
Ecrire un commentaire
 

En validant, j'accepte les conditions générales d'utilisation du site.

SONDAGE

Connectez-vous pour voir le sondage !