CR Vef- Air France
le 03/02/2009 - par Gabriello de etc Il n'y a pas de commentaire, soyez le premier à réagir !LEs bons Amis cools et trippants encore au rendez-vous pour un match de JOUR, avant la Nuit.
Avec 7 points de retard sur l'avant dernier, c'est sereines mais concentrées que les belettes abordent le rendez-vous. Au match aller, après avoir mené au score durant la première mi-temps, le Vef s'était essoufflé laissant ainsi s'envoler une première victoire à portée de mains.
Samedi, c'est sûr, c'est le physique qui fera la différence, mais ces conjectures purement sportives s'estompent devant le manque d'organisation dont nous faisons une nouvelle fois preuve. 12h30 sonnent, nous sommes 11 et attendons Baix qui "est super chaud pour jouer" mais dort encore. L'arbitre s'impatiente, et grogne quand il s'aperçoit que les deux formations évoluent en rouge et noir. Il a déjà décidé qu'il ne ferait pas de cadeaux et risque d'être tatillon sur les changements à la mi-temps. Ce sont donc les couleurs de l'EFC qu'arborera le Vef, revigoré par la présence surprise de Fafa. Il est 13h35, le match commence sous un soleil de plomb, le mercure sous la barre du 0, et la configuration :
Vedal-Vatal
Gabriello Miélou Verrue Moggio
Mérou La spale
Olague
Orms La Huède Mimon
Coup d'envoi et immédiatement les belettes pratiquent un football convaincant qui leur permet rapidement de camper dans la moitié de terrain adverse. On sent d'ores et déjà l'influence du nouveau module Football et Cooline du mardi après-midi : du jeu à une touche de balle, des jambes et de la virilité. Le public, éberlué, se demande déjà pourquoi il assiste gratuitement à une partie aussi lunaire. Il n'est absolument pas étonné quand, en toute logique que le Variété ouvre le score sur une action construite, limpide et proprement conclue par la Orms (1-0).
Ce but réveille l'équipe adverse qui gagne en intensité. La balle circule désormais rapidement d'un camp à l'autre, mais les stewarts sont bientôt confronté à une évidence ; par la droite, ça ne passe pas, par le centre, ça ne passe pas, par la gauche, ça-ne-passe-pas. Dans les dix dernières minutes cependant, progressivement ils en viennent à remonter la balle sur l'aile gauche, fixer la défense et basculer à droite de manière à trouver les intervalles. Avec sa coutumière courtoisie, Cyril commence à pester contre la terre entière, mais rien n'y fait. Ces dix dernières minutes font mal physiquement : une transversale pour Air France, un poteau et une transversale pour le Vef qui ne parvient pas à faire le break. C'est juste avant le coup de sifflet que les stewarts trouvent la faille, sur une action décousue, chanceuse mais qui couronne leur intuitif remaniement tactique (1-1).
Mi-temps, tout reste possible et la perspective de l'entrée de Fafa redonne des couleurs aux Cergyssois quelque peu affaiblis par la rigueur du froid. Baix entre aussi en jeu, sautille en direction du rond central, mais l'arbitre tempère ses ardeurs : un juge de touche ne peut théoriquement pas entrer en cours de jeu. Sourd à nos implorations, il pointe le banc de touche d'un air satisfait qui trahit son évident sadisme. Baix le lui rendra bien, puisqu'il refusera de se tenir sur la ligne de touche lors des dix minutes suivantes, pour ensuite abandonner la tâche et s'affaisser sur le banc.
Coup de sifflet et reprise des deux formations qui produisent un jeu équilibré. Elles prennent alors plus de risques, la balle circule bien, et l'on sent que les deux peuvent marquer d'une minute à l'autre. 50ème minute, sur une action menée par le centre et un cafouillage de la défense, les stewarts prennent pour la première fois l'avantage. (1-2)Mais cette fois-ci, les belettes ne se laissent pas prendre au jeu. C'est maintenant ou jamais. La réaction ne tarde pas, sur une action rapide menée sur l'aile droite en la personne du virevoltant Fafa. La frappe qu'il décoche à l'entrée de la surface ne laisse aucune chance au gardien et vient se loger dans le côté droit de son antre (2-2).
Le match est complètement relancé, et euphoriques après ce but, les joueurs du Vef se surprennent de créativité, à l'image d'un Mimon au sommet de son art. Sur une courte passe de Mérou, il se défait d'un défenseur, d'un deuxième, et entame alors seul sur son aile gauche une accélaration à faire palir Messi. Rattrappé par un défenseur central venu au secours, il parviendra à toucher la balle du bout du pied avant de s'écrouler et contempler son oeuvre allongé sur le synthétique : le Vef a repris les commandes du match, et à 20 minutes du coup de sifflet final, l'odeur de la victoire se fait sentir. Euphorie de courte durée car un stewart ne s'avoue jamais vaincu. La pression monte pour le 4ème du classement qui voit déjà le triomphe du petit Poucet en lettres capitales sur la couverture de l'Equipe du dimanche, et s'imagine endurer les railleries des collègues bagagistes qui, eux, ont terrassé le Variété. Le ton monte lui aussi, et nous n'aurons des échos qu'une fois le coup de sifflet final donné de certains échanges entre les joueurs à ce moment du match. C'est par exemple avec déférence qu'un stewart demande à la Orms
"pourquoi [ce dernier] lui avait demandé de le sucer".
Les stewarts égalisent donc peu après ce coup d'éclat de la Mime, sur un erreur défensive certes, mais alors qu'ils pilonnaient Vedal depuis un petit moment. (3-3).
Reprise, et premier tournant du match : Arnaud nous gratifie d'un spectaculaire retourné acrobatique sur corner. La balle est dégagée, mais le geste a marqué les esprits, autant que la désinvolture bien sentie de son auteur: on voit à sa mine impassible que ce n'est ni la première, ni la dernière fois qu'il nous régale. Ca déroule, et dans la foulée le Variété reprend l'avantage par l'intermédiaire de Goalague. Seul face au gardien, il esquive et vient pousser in extremis sa balle au même endroit où était venue mourir celle de Simon (4-3).
Ensuite, ça se complique, Cyril écope d'un carton jaune (ndlr à 4 m de l'action), le Vef d'un penalty. Le plongeon de l'AST n'y fait rien, Air France vient d'égaliser (4-4).
A la 89ème minute, dernier tournant du match, car c'est aux belettes que l'on concède un penalty. Orms s'en charge. Les rumeurs vont bon train quant à la réalisation de ce penalty. Pour certains, Antoine a craqué face à la pression. D'autres esprits plus cartésiens estimeront que "si [il] avait cherché à le tirer plus mal, il n'aurait pas réussi", et que donc il aurait dû essayer de mal le tirer. On lui laissera volontiers le bénéfice du doute au vu de son excellent match dans l'ensemble. Mais les faits sont là, à l'issue de ce penalty manqué, le Vef ne s'impose pas à St Prix et court toujours à la recherche de sa première victoire. Une prestation cependant probante, gentiment résumée par un de nos adversaires
"Mais putain pourquoi vous êtes derniers ?!!!!".
A confirmer.
Ce que l'on retient d'un match comme celui que nous a livré le Variété samedi, hormis quelques coups d'éclat, c'est un collectif.
Statistiques et notes n'ont plus guère de sens dès lors qu'une équipe évolue très au-dessus de la somme de ses individualités. Vedal-vatal fut convaincant dans les airs avec de belles sorties à la clé. Le tryptique Verrue-Miélou-Gabriello-Moggio ne se désolidarisa pas et sut communiquer. Mérou et la Spale orchestrèrent avec brio le jeu de milieu de terrain, réduisant bien souvent le capitaine adverse à insulter des coéquipiers. Olague et Moggio (Olague et Fafa par la suite) renforcèrent nettement le Vef de leur impact physique. Notre attaque composée de Orms, Arnaud et Mimon fit perdre la tête à la défense adverse à bien des reprises. Enfin Baix, malchanceux sur le match, fut peut-être paradoxalement la pièce maîtresse de cette équipe. En acceptant de se lever pour pallier un manque de joueurs, puis en se voyant refuser l'accès à la pelouse, il insuffla de fait plus d'énergie encore à ses coéquipiers : l'énergie de combattre l'injustice.
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