Fedex Roissy- VEF

le 06/03/2009 - par La Spale Il n'y a pas de commentaire, soyez le premier à réagir !

Le match retour tant attendu Bagagistes-Belettes habilement conté par la Spale

Fedex Roissy- VEF

Un match compliqué attendait le Variété en ce samedi ensoleillé de février. Pour l’anniversaire du comte de Zui, les belettes avaient en effet mis les petits plats dans les grands : pas de voiture, pas de maillots et 12 joueurs sur la feuille de match. Pif, paf, pouf.

La compo reposant sur les épaules larges mais glissantes de la triplette du Foyer Oks-Oib-Astor, les surprises ne devaient pas manquer en gare de Châtelet à 12h00.
Mais c’est dès 00h27 que Castor nous annonce que la classique blessure de teuf compromet sa participation. Se balader pieds nus pendant qu’un pote trippe à casser des assiettes étant une base de la vie, difficile de lui reprocher quoi que ce soit.

Le fidèle petit frère d’Orms vient nous prêter main forte mais c’est sans compter sur le banking duo Mérou-Baril qui préfère structurer des produits exotiques que de s’inquiéter de l’arrêt du RER et nous la met dans le petit pour les 20 premières minutes du match.

 

La compo prend donc cette forme lunaire :

Gringue

 

Steph – Olague – Charles O. – Mogge

 

Nidé – Lahuède – Cyril – Oks

 

Orms

 

On remarque un côté gauche dans la lignée de ces lignes qui ont fait rêver le football à travers les âges : Bathenay-Rocheteau, Lizarazu-Dugarry, Roberto Carlos-Rivaldo et donc Oks-Moggio.

L’adversaire est avant-dernier, mais enfin il est qd même sacrément plus fort que nous et les Belettes tiennent la baraque courageusement en infériorité numérique.

 

Mérou finit par arriver en taxi payé par Merrill et vient combler le trou béant au milieu de terrain. Baril trépigne d’impatience en voyant Oks virevolter sans le ballon sur son côté.

Et ce qui devait arriver arriva : le VEF craque sur un corner joué en mille temps par les bagagistes qui finit par une reprise de volée à 3 mètres des buts du numéro 8 que la Spale et la Mogge s’étaient bien mis d’accord pour ne pas prendre au marquage.

 

Le match s’équilibre tant bien que mal avant l’éclair de génie d’Oks qui, sachant qu’il va sortir à la mi-temps, se dit qu’il doit laisser son empreinte sur ce match. A la 40è minute, sur un ballon anodin, il voit le gardien avancé, se dit que oui, c’est possible, son niveau le lui permet, il va le faire, il va la caler, cette Totte. Le plat du pied en opposition, le torse bombé, le sourire aux lèvres : tout y est.

La balle s’élève, et retombe comme dans un rêve entre la transversale et les doigts boudinés du portier.

Les belettes sont pétrifiées. La Totte est claquée. Seul problème : pas du bon côté.

C’est bien la Gringue qui ramasse le ballon dans les filets et nos adversaires rient autant que nous, mais pas de la même couleur.

 

0-2 à la mi-temps, la messe est dite, les mouches ont changé d’âne, la cabane est tombé sur le chien.

Mais les Belettes ont de l’honneur, de la bravoure, et rentrent tambour battant dans ce second acte. Du pressing, de l’intensité, mais enfin, toujours pas le début du commencement d’un bout d’occasion. Les avant sont fatigués, les milieux imprécis, les défenseurs, besogneux. Le style est là, mais il est bien le seul. A la 70è, Lahuède rate un face-à-face d’école en déposant la balle dans les bras du gardien, et le VEF sombre. 2 buts moches et faciles sont marquées par les bagagistes tandis que la famille Ormières décide de s’embrouiller avec l’ensemble de la défense adverse (« attends, le gars, je le pousse un peu, mais je lui dis même pas donneuse, je lui crache jamais dessus »).

 

Ca fait 4-0, et les valises sont bien chargées pour rentrer depuis Goussainville. Heureusement que les Belettes ont le recul de s’arrêter dans un salon de thé pour tâter du KéBé et enfumer le RER comme il se doit.

Au classement, le Nike FC consolide donc sa dernière place avec un panache certain. Classement = 1/(Style). CQFD.

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