VEF-SADDAKA
le 16/03/2009 - par Yabon
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Record de buts, Record de trip, le match VEF SADDAKA dans ses détails les plus croustillants par Yabon

20 buts. 90 minutes.
Soit un but toutes les 4 minutes 30. Si on considère qu'il faut 30 secondes pour se replacer après un but pour un joueur normal, et 50 secondes pour Walid (wech mon frère je discute t'as vu ça va j'arrive oooh), ça fait un but toutes les 3-4 minutes. Plus potache que le 9-9 Jo vs. Oks l'an dernier, le 5-15 contre l'adversaire historique du VEF.
Il faut dire que ce match sentait le poisson peu frais, dès l'annonce de sa programmation en même temps que le WErnst. Nous nous voyions donc privés de toute la colonie des 2008 pour cette raison, mis à part Bloss, parti insulter des Tunisiens pendant 6 mois, Larbi, blessé, et Itchy, .A cela on devait ajouter les absences de Ludo et Véran, 2 défenseurs dont les performances sont souvent précieuses. Plus (ou plutôt moins) Gringo, Zui, Roophy & Laton, forfaits de dernière minute, et bien d'autres encore. Mais en fait c'est bon, car samedi on avait notre gardien, le bien-nommé Védal-Vatal pour tenir la baraque.
Toujours est il que le vendredi soir, à une douzaine d'heure du coup d'envoi, nous n'étions qu'une dizaine malgré le renfort de 2 Nike. Après le recrutement de dernière minute à la sortie du quizz d'Anglais des PI, Arik, Mérou, Nidon et le pote de Mérou embarquèrent finalement à 4 dans une Okigo, le vélib de la voiture, pendant que La Mougge et moi-même nous tapions la bonne séquestre de faire un Paris Cergy pour partir en caisse depuis là-bas pour retourner ensuite à San Priro. Yes. Mais nous arrivâmes sereins, à 13h, avant tout le monde, et pûmes commencer à remplir la feuille de match en jouant avec les drapeaux de touche achetés par notre président, la vraie valeur ajoutée de son mandat. L'arrivée de l'arbitre fleurait bon le VEF. Ce bon Laurent Tissier nous glissa un "Ah vous jouez plus sur votre terrain pourri au bord de l'A15? Vous êtes Nike 2 maintenant?". Bref il connaissait bien la maison et savait à quoi s'attendre.
Pendant que nous négocions la rentrée d'Engasser, préposé à la touche, en 2ème mi-temps, la compo suivante se dessinait
Védov
Barik Potamérou Martin (E1 Foy's) Moggion
Castor Mérou Michel Moreira Nidé
Arnaud Lecock Ormo
(Michel MOREIRA...)
Le match put débuter dans les meilleures conditions, après qu'Engasser et son drapeau de touche se sont vus potacher par l'arbitre juste avant le coup d'envoi d'un "Le placement, au niveau du dernier défenseur, parce que là ça fait Club Med". Avec un taux de duels gagnés par les rouges et noirs qui avoisinait le 7% dans les 10 premières minutes, face à des adversaires qui jouaient avec 3 attaquants, qui étaient quand même bien plus rapides et plus techniques que nous, et qui se permettaient de ne marquer que 2 buts pendant ces 10 premières minutes alors qu'ils avaient dribblé deux fois le gardien sans marquer, taper une fois sur le poteau, et rater deux ou trois autres immanquables. Sur une des premières fois où nous avons sorti le ballon de notre camp, le défenseur de Saddaka poussait la balle pour son gardien qui s'en saisissait des 2 mains à l'intérieur de ses 5,50 mètres. Le verdict est sans appel, coup-franc indirect à l'extérieur des 5,50 mètres, au coin à droite quand on regarde le but. Décalé par Nike, je plaçais la balle dans le petit filet opposé profitant d'un trou dans le pied du défenseur qui gardait le poteau.
Après ce but, la bande à Walid, Amara, Mourou, Bébé et Magnum allait connaître un coup de mou. Nous sortions les balles rapidement, plutôt proprement, et Nike attaquant, auteur d'un plutôt bon match, se fit reprendre dans la surface par un défenseur, puis tenta un lob léché de 20 mètres que le gardien put finalement capter, et offrit à Mérou une frappe aux 12 mètres qu'il dévissa. Vraiment.
Après ce petit interlude de 10 minutes où les repris de justice ne cessaient de se crier dessus, à tel point que l'arbitre leur demanda d'arrêter de dire des gros mots, ils se remirent à tricoter et à courir, attaquant toujours à 7 et créant ainsi des surnombres décisifs. Certes, nous les avons relancés dans cette spirale positive en leur offrant le 3ème but. 6 mètres joué court par Martin, sur Moggio, qui relança sans contrôle de l'intérieur du pied droit dans l'axe, punition. Cette erreur fut par ailleurs sans doute la seule de Mr President, qui n'a été débordé qu'une ou deux fois sur son côté gauche pendant les 45 minutes qu'il a joué, ce qui est très peu compte tenu du nombre d'offensives de nos adversaires du jour. On savait que le football n'était pas son sport, d'ailleurs on ne savait pas quel était son sport, maintenant on le sait, c'est latéral gauche le samedi après-midi avec le VEF. Non content de se mettre des séquestres de l'espace (il aura sans doute oublié de laver les maillots la semaine prochaine), il a vraiment progressé défensivement depuis quelques mois.
Après cet hommage émouvant, il faut signaler que nous avons pris 5 buts dans les 10 dernières minutes de la 1ère mi-temps. Genre 1 but, 1 autre 3 minutes après, puis 2 minutes après, puis 1 minute... etc.
Pour tenter de stopper l'hémorragie à 7-1 avant de pouvoir se reposer pendant la traditionnelle pause de milieu de partie, nous passâmes à 5 derrière, avec moi en libéro. Choix extrêmement judicieux puisque sur le seul ballon que j'ai eu à couvrir avant la mi-temps, et que j'ai voulu protéger pour obtenir un 6 mètres, je me suis fait bouger par un grand black d'1m90 qui m'a fait tomber sur l'épaule. On a revu le spectre de la blessure de Rebal l'an dernier, qui s'était luxé l'épaule alors qu'il se remettait juste d'une jambe cassée, tout ça pour sauver une misérable touche. Avec cette fois le nez qui coulait un peu rouge en plus. Mais plus de peur que de mal (encore que j'ai encore mal au moment d'écrire ce compte-rendu), l'arbitre calmait le joueur de Saddaka en lui disant qu'il y avait quand même faute, ce à quoi le joueur répondit: "Eh mais c'est toi t'as vu, ferme ta gueule tu veux jouer physique je joue physique", alors que je n'avais rien dit (et je n'ai rien répondu!).
Repos donc, 7 à 1, l'histoire est en marche.
La 2ème mi-temps commença bien mieux pour le VEF. Nous nous créions enfin des occasions, et Michel MOREIRA, repositionné milieu gauche, arrêtait de perdre des ballons à 20 mètres dans l'axe. Sur un débordement anodin du Nike attaquant, son centre en retrait (sans personne pour le reprendre) fut placé dans la lucarne par un subtil extérieur du gauche d'un défenseur. 3 minutes plus tard, nous obtenions un pénalty pour une faute sur Nike qui le transformait d'un plat du pied dans la lucarne. 7-3, pourquoi pas un retour incroyable?
Parce que les 15 minutes qui ont suivi. Parce que un but toutes les 4 minutes, parce que 11-3 très vite, sans qu'on puisse faire grand chose. Védov a, soulignons-le, un ration d'arrêt décisif presque positif, malgré le fait qu'il est allé chercher 15 fois la balle au fond de ses filets. Signalons aussi qu'un de ces buts a été inscrit sur un coup franc repoussé sur la barre par Védov et qu'un grand black avait suivi pour marquer de la tête. Ce coup franc avait été concédé par Martin, qui nous a fait beaucoup d'interventions décisives en défense, mais beaucoup de fautes aussi, et aurait pu ramasse 4 ou 5 cartons jaunes à lui tout seul.
Oui mais voilà, on ne se moque pas du VEF impunément. La révolte des rouges et noirs était terrible. Sur une belle action côté droit, Castor, jusqu'alors cantonné à des tâches défensives, combinait avec Mérou, ce dernier centrait en rentrait pour Nike qui marquait entre un défenseur et le gardien. But refusé (après le pénalty, le coup franc indirect et le CSC, tout y était, match complet, merci). Sur le corner, ballon non capté par le gardien qui arrivait tranquillement sur ma chaussure, but accordé cette fois-ci.
Retour à 11-4, mais l'espoir fut vite éteint par un but 2 minutes plus tard. A 12-4, Nike se dit qu'il pouvait bien y aller tout seul sur le centre. Finalement, il eut la lucidité de lancer Castor à droite à la limite du hors-jeu, qui réussit un centre au cordeau pour oim qui passait devant le défenseur et me mettait hors jeu pour inscrire le 5ème but du VEF. Laurent Tissier m'a dit sur le coup d'envoi "L'action était belle, je pouvais pas siffler hors-jeu à ce moment-là du match". Notre premier vrai but donc.
Il restait donc 3 buts à inscrire à Saddaka, dont un retourné phénoménal sur corner, Lucarne Opposée. Jamais vu ça, même pas à la télé, même pas dans les VHS "Le foot en folie" ou "500 buts en avalanche".

On s'en tire donc avec 2 records, celui du match le plus prolifique de l'histoire du VEF, et celui du record de buts marqués cette saison (si je ne m'abuse).
C'était irréel.
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