CR VEF-PSA
le 29/05/2010 - par ASTounz Il n'y a pas de commentaire, soyez le premier à réagir !Un match classique, des hommes hors normes.
VEF-PSA
(10 avril 2010)
Tout s'annonçait sous les meilleurs auspices pour ce match au sommet face à PSA. Le VEF, véritable trouble-fête de cette fin de championnat, capable de se faire rouster 13-0 par le dernier après avoir déglingué 6-2 une équipe de milieu de tableau la semaine précédente, était au quasi-grand complet. 14 joueurs dispos dès le lundi, auxquels s'ajoutaient des réservistes de choix afin de pallier aux classiques forfaits et blessures en tous genres de la semaine et surtout du vendredi soir.
Cela donnait donc une équipe plutôt équilibrée, avec les vieux (Baix, Mimon et Cyril), les moins vieux (PLO, PLH, Olague, Ludal, Mougge) et les recrues du dernier mercato (Istace, Kevin, Courbon, Bachès (ah non, en fait non...), Lawrence et votre serviteur).
Rendez-vous était donc pris pour samedi midi, départ cooline corner pour tout le monde, exceptés les 2008 et Ludo. Tous à l'heure ou presque, PLO et sa caisse arrivant avec quelques 20 minutes de retard avec à son bord La Huède et Kévin, visiblement pas au max de leur escapade versaillaise de la veille.
C'est donc en convoi que la fine équipe s'achemine gentiment vers Aulnay et le stade de la Rose des vents avec Moggio en chef d'orchestre, utilisant l'iPhone avec dextérité pour nous guider à travers les moults ronds points du 9-3. Arrivée au stade sans encombres, malgré une petite vanne bien sentie à mon endroit de la part d'un autochtone qui, voyant que je galérais quelque peu pour franchir la porte du stade avec le break de papa, m'envoya un classique mais néanmoins efficace : « Mec, vas-y, même un poids lourd, il passe là ! ! ».
Nous prenons ensuite possession de nos vestiaires avant l'arrivée de nos adversaires (fait suffisamment rare cette saison pour être souligné...), arrivée remarquée grâce à un briefing du coach adverse aussi sonore qu'improbable. C'est alors parti pour l'échauffement pour Olague et Istace qui, bien que les maillots sous la garde de Ludo ne soient pas encore arrivés, décident de partir gambader en calbute... sans qu'aucun des 30 renois aux alentours ne les traitent d'homosexuel ou de toute expression s'y apparentant !?
Arrivée des maillots quelques minutes plus tard. Encore mouillés. Le coup de la machine la veille, c'était trop beau... Enfin, le Variété, paré de ses couleurs, peut partir s'échauffer. Et quel échauffement !! C'est sans doute à ce moment-là que les métallos ont compris que cette fois-ci, on n'avait clairement pas l'équipe en bois de l'aller. Centres au millimètre, grosses frappes en lulu, bref tout le quota de ce qu'on n'allait jamais réussir à faire en match y passait. Pendant ce temps, nous guettions toujours anxieusement l'arrivée des vieux, coincés porte d'Ivry (pourquoi pas...), ce qui nous oblige à bricoler un début de compo à dix, vite rejoints par un onzième homme bienvenu, j'ai cité la Spale.
A noter un petit retard au coup d'envoi suite à un envahissement de terrain de deux mecs en scooter ayant décidé de troquer leur habituel terrain de jeu, le parking du centre commercial du secteur, pour venir gentiment ambiancer notre début de match.
Du coup, le VEF démarrait avec un bon vieux 4-4-2 tout classique comme ceci :
Lawrence
Olague Ludal Bourmaud Moggio
Istace Cyril
Courbon Kevin
PLH
PLO
Autant le dire tout de suite, ce match a dans l'ensemble été une prestation collective réussie d'un Variété multipliant les passes, les ouvertures et les courses. Mais surtout une prestation, une solidarité et une rigueur défensives faisant douter Captain José et ses copains, incapables de franchir les différents rideaux que leur opposaient les petits rouges. Les garagistes se mettent alors à déjouer, ce qui permet au Variété de s'installer tranquillement dans son match et de ne pas douter. Les gros efforts de replacement de tout le bloc cergyssois permettent de récupérer les ballons assez haut et de vite transmettre le cuir, charge aux quatre de devant de se créer des occases.
Les occases, justement... Elles furent nombreuses et bien plus importantes que celles de nos adversaires du jour. Dans le désordre, un duel d'Ormo conclu par une pichenette qui échoue à quelques millimètres du montant gauche adverse ; une belle balle de contre sortie par le gardien dont hérite finalement la Huède qui le lobe parfaitement d'un plat du pied bien senti mais l'effet donné au ballon le fait finalement se dérober du cadre. Dommage...
Et que dire de la plus belle occase pour Courbon qui, seul au second poteau suite à un coup franc excentré côté gauche de la surface à vingt-cinq mètres des buts adverses frappé par PLH, n'arrive tout simplement pas à tirer dans le ballon, le regardant désespérément mourir en 6 mètres ? Circonstances atténuantes : à ce moment du match, on atteignait déjà la 30ème minute, peut-être déjà beaucoup trop pour Courbon qui avait fait une heure de squash dans la semaine dont il ne s'était visiblement pas remis.
Mais comme le disent les illustres spécialistes, dominer n'est pas marquer et le VEF, dominateur stérile, pouvait quelques minutes plus tard s'en mordre les doigts. Les concessionnaires, ayant bien compris que du côté d'Olague, c'était interdiction de passer, firent marcher leur cerveau une demie seconde pour se dire que le côté gauche était peut-être plus friable. C'est alors qu'un homme se mit en action dans l'équipe d'en face : le dénommé « Chah » ???? (ou Chinh je sais plus...), latéral véloce et technique, surnommé le « Daniel Alves d'Aulnay », la frappe en moins...
Shâh, un peu en colère de devoir concéder le nul face à des mecs contre qui il avait fait 7 passes décisives à l'aller, décide alors d'y aller de sa petite montée. Il claque un joli crochet intérieur sur Kevin qui le laisse cloué au synthétique avant de déposer Moggio d'un cadrage débordement à la Vincent Clerc pour entrer dans la surface et faire une frappe ratée sur laquelle Ludal et moi-même restons un peu stoïques. Le 11 adverse, sûrement un habitué des feintes du Chat, est pépouze au second poteau pour couper la trajectoire et envoyer tranquillement la gonfle au fonds des filets. C'est alors que l'ensemble de la défense se tourne vers Tartuffe, dernier rempart contre une ouverture du score imméritée, Robin des bois du Variété. Les regards insistants à son encontre et les mains levées en cœur n'y firent pourtant rien, Tartuffe, trop honnête sur le coup, ne levait pas son drapal. Dur, dur, dur pour le Variété qui ne méritait pas un tel sort. C'est dans ces moments-là que l'on se dit que le choix du « fébrile » Morgan à la touche n'est jamais anodin et sera probablement reconduit d'ici la fin de la saison : Mini-Mogge, à l'expérience, aurait levé le drapeau, c'est sûr ! !
Malgré cette ouverture du score, le Variété repartait de l'avant, emmené par sa paire de milieux dèfs, tous deux auteurs d'un abattage des grands matches. Rien de spécial à signaler jusqu'à la mi-temps, sifflée sur un goût amer pour le VEF. Après deux, trois minutes de retrouvailles pour dire bonjour aux copains arrivés en retard, nous écoutons Mimon nous décrire l'état de la seule voiture n'ayant pas été fermée à clés durant ces dix derniers années (apparemment, il n'en reste que la carosserie), tandis que Baix rassemble les affaires près du banc de touche, des mecs passant en permanence voir si un téléphone ne traîne pas dans le secteur, au cas où...
Passées les retrouvailles, nous nous employons à tenter de trouver la bonne formule tactique afin de plier les sochaliens en cette seconde période. La compo est alors la suivante. Istace, visiblement éclaté et ayant oublié son shoteu de burneu dans les vestiaires, redescend au poste de latéral droit, remplacé par Olague. Courbon, lui aussi mal en point qui s'est fixé l'objectif de pouvoir tenir 60 minutes d'ici 2 ans, cède sa place à Baix pour un changement résolument offensif, tandis que Mimon entre en milieu gauche, Kevin redescendant d'un cran et décalant Moggio...sur la touche, ce qui lui permit pendant toute une mi-temps de profiter de la plus-value indiscutable de son mandat : le drapeau. Pour résumer, ça donnait donc ça :
Lawrence
Istace Ludal Bourmaud Kevin
Olague Cyril
Baix Mimon
PLH
PLO
La seconde mi-temps s'est déroulée sur un rythme tout à fait différent de celui de la première. Le Variété tardait à trouver un second souffle et avait tendance à trop se découvrir afin d'aller chercher l'égalisation. Cependant, les changements tactiques étaient dans l'ensemble plutôt bien digérés, chacun trouvant sa place dans le collectif.
En face, les carrossiers étaient toujours bien en place, faisant le boulot, s'appuyant encore et toujours sur Csha, un Cafu dans chaque jambe, pour créer les décalages et sortir proprement le ballon. Chahh, visiblement incandescent, pesait sur le match et paraissait, malgré ses 43 piges assumées, ne pas vouloir s'éteindre, si bien que l'on pouvait se demander s'il n'avait pas été remplacé par un de ses compatriotes à la mi-temps. Comme le dit le mythique Sami Naceri dans le non moins mythique « Taxi », « va-t-en faire la différence entre un coréen et un coréen, toi ».
En face, rien de particulier à signaler : le VEF, toujours solide défensivement, avait du mal à exploiter les espaces adverses et à alimenter la paire des potos. Il devait donc s'en remettre à des inspirations de classe d'Olague qui enchaînait les coups d'épaule, roulettes et autres passements de jambe. En revanche, comme c'est souvent le cas des artistes, Olague ayant un mal fou à la fermer, il écopait, sur une contestation de trop, d'un jaune pour l'ensemble de son œuvre. C'est alors qu'il donnait des idées à Ludo (« mais euuuuh... »), à deux doigts de se taper avec le 9 adverse qui se foutait ouvertement de sa gueule. Il faut dire que les belettes n'étaient pas non plus aidées par la bande de 20 petites kaïras qui, attendant tranquillement leur match en tribunes et ayant pris fait et cause pour l'équipe composée d'au moins un noir (pas nous donc, Ormo ne comptant que pour un demi noir...), nous charriaient en permanence.
Le VEF avait donc tendance à quelque peu s'endormir et devait s'en remettre aux combinaisons de ses joueurs de couloir pour se montrer dangereux, en vain... C'est alors qu'à dix minutes de la fin, la défense centrale, sentant que le point du nul était chopable, conseillait à Kevin et Mimon une petite modification tactique. Kévin montait donc d'un cran aider ses potes du milieu, tandis que la défense était désormais composée de trois éléments. Face aux interrogations de Cyril (« Euh, les gars, vous êtes sûrs, là ?... »), Ludo et moi lui répondons par un oui empli de confiance. Changement tactique qui s'avéra payant puisque, à peine une minute après, c'est du couloir gauche délaissé que venait le second but, les routiers négociant parfaitement un 5 contre 3. Ficelle... Rideau...
Le match était plié, mais loin de se laisser abattre, les belettes continuaient inlassablement à attaquer la muraille PSA. On crut alors voir la lumière sur une superbe action collective, avec en point d'orgue, une passe triangle d'Olague pour la Spale au cœur de la surface, qui se prenait pour Titi Henry et ouvrait magnifiquement son pied pour placer le cuir petit filet opposé. Imparable... sauf que le poteau venait se dresser sur la course du ballon et empêchait le VEF de vivre 5 dernières minutes d'ultime folie.
Deux minutes plus tard (ou plus tôt ?...), la Spale, encore lui, à la lutte aérienne avec le gros José, se voyait octroyer un coup franc indirect pour jeu dangereux du metallo. A tout seigneur tout honneur, Cyril, garant du fair-play VEF jusqu'au bout des ongles, expliquait à l'arbitre qu'il avait en fait uniquement pris le ballon dans les dents et non les Predator 98 de José et rendait le ballon à ses adversaires. Cette attitude de beau prince laissa même pendant quelques instants nos plus fidèles supporters Karim, Ahmed et Moussa sans voix...
Quelques secondes plus tard, le coup de sifflet final était donné, pour ce qui restera sûrement l'un des matches les plus frustrants du VEF cette saison face au 2ème du championnat, mais ce qui donnera aussi certaines velléités pour les différentes joutes qui nous attendent d'ici juin.
Sortis des vestiaires, il est alors temps de rejoindre les caisses et de constater fébriles qu'elles sont toujours là et en bon état. Dernière vanne de l'aprème pour Olague qui interpelle un petit renoi et lui demande pourquoi il nous a insultés tout l'après-midi, ce à quoi le petit renoi lui répond « parce que vous êtes nuls ». Réponse d'Olague qui fuse, stratosphérique : « Ouais mais on s'en fout, nous, on gagne plein d'argent ! ! ». ESSEC BBA...
LES NOTES
Lawrence (6) : pour son premier match avec le VEF, il a su rassurer sa défense et rester le patron dans sa surface. Ne peut rien sur les deux buts. Match à l'ensemble de l'équipe : frustrant.
Moggio (6) : solide derrière, as usual. Très concentré et pas avare de tacles. Pris en défaut une seule fois, sur l'action du premier but. Cède sa place à la mi-temps à Mimon (6) qui a fait ce qu'il a pu, faute de bons ballons. A eu surtout la malchance d'avoir le chat comme vis-à-vis.
Olague (8) : en première période, infranchissable derrière, présent au milieu et tranchant devant. Le latéral parfait. En seconde période, infranchissable derrière, présent au milieu et tranchant devant. Le milieu dèf parfait. Au sommet de son art.
Ludal (6) : dans un rôle de libéro et donc de patron de la défense, il a bien tenu son rang, malgré deux trois interventions délicates. Un bon match.
Bourmaud (6) : a plus gueulé qu'autre chose, en essayant de replacer tout le monde comme il pouvait. Mauvais choix dans la relance.
Istace (7) : une nouvelle très belle prestation, aussi bien balle au pied que défensivement. Nous a encore fait la feinte du mec éclaté à la mi-temps, pour finir comme une balle et combiner avec Baix.
Cyril (7) : est très bien rentré dans son match et n'a pas décliné. Gros moteur. Dommage que ses efforts offensifs n'aient pas payé.
Kevin (6,5) : a eu du mal à trouver sa place en première période, le jeu se déroulant principalement côté droit. Beaucoup mieux ensuite où il a fait une grosse perf en défense. Une reconversion ?
Courbon (6) : beaucoup d'activité sur son côté droit. S'est souvent montré à son avantage en phase offensive, distillant de très bons ballons. Plus délicat sur le plan défensif. A eu de la chance d'avoir Olague derrière lui qui avait tendance à s'ennuyer un peu avec un seul joueur à marquer. Remplacé au repos par Baix (6,5), auteur de quelques rushs séduisants et qui a fait parler sa pointe de vitesse pour déstabiliser l'arrière-garde adverse.
PLH (6,5) : dommage qu'il n'ait pas eu plus de ballons car il a bonifié quasiment tous ceux qu'il a touchés. Une prestation bien sentie, dans la lignée des précédentes.
PLO (6,5) : au poste le plus ingrat du VEF, n° 9. Très précieux de la tête, où il a réussi à contester moults ballons à une charnière adverse culminant pourtant à 1m85 facile. Une belle occasion qui échoue à quelques centimètres des bois. Ya plus qu'à écouter les conseils d'Higuain, morceau choisi : « Ruud [Van Niserlrooy] m'a dit que les buts sont comme le ketchup. Parfois, vous avez beau agiter tant que vous voulez et ils ne viennent pas, et puis ils viennent tout d'un coup. »
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