Sur cette page, les mails de la semaine les plus improbables reçus !!! Vos DRH vous envoient des mails impossibles, droles ou complètement débiles ! Envoyez les nous sur le bdeessec@gmail.com et on les publiera sur cette page. On supprime toute trace de la boite, vous restez anonyme sur ESSECLive et voilà le tour est joué... Le meilleur mail de l'été gagnera une place gratuite à notre dernière soirée d'été au Back Up le 24 août.
Voilà le premier mail reçu par le BDE, trés improbable et vraiment drôle. La barre est déjà haute en ce mois de juillet pour la place pour la troisième soirée d'été à gagner.
En plus, notez bien que c'est le DRH d'une trés grosse boite....
Merci à la personne qui nous l'a envoyé.
Cher(e)s tou(te)s,
depuis notre installation à *******, je m'interroge sur le fait de savoir si le modernisme de l'architecture n'a pas eu quelque impact malheureux sur le ton vestimentaire ******, déjà parfois mis à mal par le passé.
Pendant les premiers mois qui ont suivi notre arrivée, j'ai d'abord voulu croire que les créatures androgynes que je croisais vêtues comme des sacs appartenaient à nos voisins du 4ème (tant nous savons tous depuis "Huit clos" que l'enfer, c'est les autres).
Puis j'ai pensé naïvement que le déménagement étant pour les cartons un traumatisme logistique, les tenues cool (yo man) qui faisaient parfois ressembler nos collaborateurs à des déménageurs tatoués, s'expliquaient aisément par le fait que chacun(e) continuait dans une tenue jugée adaptée la quête des archives égarées dans le maelstrom de notre arrivée.
J'ai imaginé enfin que le port de fripes, ces vestes de velours sans forme, ces tissus dont on hésite même à penser qu'ils soient du jean, ces chaussures curieuses (je parle là aux plus anciens d'une madeleine de Proust) qui peuvent évoquer la "Piste aux étoiles" de notre enfance, étaient un hommage rendu au fondateur d'Emmaüs juste après sa disparition.
Las, j'ai du me résoudre à constater que le spectacle qui s'offrait à moi était probablement une nouvelle "poussée expressionnelle qui faisait sens en conjuguant coolitude, sympathicalité et révolte" comme sauraient le dire les socio-strato-bobo-consultants toujours avides de vendre leurs analyses de perlinpinpin. A moins que ce "fripstyle" soit devenu à la mode ce que le politiquement correct est au débat d'idées, un affaissement navrant.
Bien sûr, je ne puis aller jusqu'à espérer que la "******* attitude", si essentielle à notre identité, fasse sienne le mot d'un ancien et prestigieux tennisman français : "le style, l'élégance, la beauté du geste ont autant d'importance que l'exploit lui-même".
Mais comme il est impossible d'imaginer que ce défilé tout juste post-pubère soit l'image que nous souhaitons véhiculer chez nos clients, je recommande à chacun(e), sinon de se mettre au tennis pour tenter de retrouver le fluide perdu, mais à tout le moins de se souvenir que nous ne travaillons ni dans un centre de réadaptation à la vie professionnelle pour anciens drogués, ni dans un atelier clandestin, pas plus que dans une agence de pub pour créateurs déjantés.
Merci d'avance de garder le folklore pour vos vacances (et -pourquoi pas- de profiter des soldes).
15/11/2007
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